•  Bon croire ou pas croire aux sorcières, ça!!! chacun fait comme il veut, mais alors pourquoi existe-t'il en France des villages reconnus pour être des villages de sorcières?...

    et oui il y a deux villages réputés, ou l'on fête les sorcières...

     

    - Saint –Pée-sur-Nivelle...

     

     

    C’est un charmant village situé à côté de Bayonne qui fut, dans les temps anciens, surnommé « la terreur des sorcières ».

    En 1609, le château de Saint-Pée-sur-Nivelle fut le théâtre sanglant des agissements sordides du bien nommé Pierre de Lancre, chasseur de sorcières. Pierre de Lancre était né à Bordeaux en 1553. Après des études de droit et de théologie en France, puis en Bohème et à Turin, il devint le 3 août 1582, Conseiller au Parlement de Bordeaux. En 1588, il épousait la petite-nièce de Montaigne. Et c’est en 1609 que le conseiller de Lancre intervint au Pays Basque, à la tête de la commission d’enquête demandée par Henri IV.

     

    Château des Sorcières à Saint-Pée-sur-Nivelle – Pays Basque

    Cette commission devait purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l’emprise des démons, des guérisseuses et des cartomanciennes. Vaste programme pour un homme peu compatissant. Il ne faut pas oublier que la région basque vivait beaucoup à l’époque de la pêche. Et donc cette région était peuplée de marins et surtout de leurs femmes réputées pour leurs soi-disant mœurs légères. C’était donc un vivier de femmes seules censées courir le sabbat afin d’assouvir leurs pulsions. C’est donc dans le château de Saint-Pée-sur-Nivelle que ce triste sire introduisit plus de 600 procès pour sorcellerie. Des femmes, mais aussi des enfants et des prêtres furent torturés puis brûlés. Pour cette besogne, il fût aidé par une toute jeune fille de 17 ans qui était experte à trouver « la marque du diable ».

    De retour de mer, les marins prirent fait et cause pour les malheureuses accusées encore vivantes. Aussi, craignant une insurrection, le parlement de Bordeaux rappela Pierre de Lancre.

     

    Mâlain , petite ville de Bourgogne, haut lieu de la sorcellerie...

     

     

    Mâlain porte bien son nom puisque ce village fut considéré comme un ancien lieu de la pratique de sorcellerie noire en France. En effet, on y raconte l’histoire d’une jeune femme qui, un soir, aurait été emmenée par un homme en rouge, jusqu’à une crevasse réputée pour avoir été appelée « La crevasse du Diable » et qui mènerait jusqu’aux enfers. Aussi, le château de Mâlain, aujourd’hui en ruine, est-il lui-même considéré comme maudit car construit au-dessus de cette « crevasse du Diable ».

    Loin des fables ancestrales, si Mâlain fête de nos jours ses sorcières, c’est qu’en 1644 le procès que firent les villageois à quelques femmes et hommes, est de triste mémoire. A Mâlain, tout commence déjà par une légende qu’on raconte depuis la nuit des temps.

    Cérès, déesse antique de la fertilité, cherchait désespérément sa fille disparue depuis des lunes et des lunes. Au hasard de ses pérégrinations, son chemin croisa celui d’Aloîs, un enfant du pays, à la grâce et au charme troublant. Celui-ci, connaissant la région comme personne, entraîna Cérès jusqu’à l’entrée d’une cavité située sous la colline de Mâlain.

    « Voici l’entrée de l’enfer, où Pluton a enfermé ta fille » avoua-t-il à Cérès.

    C’est ce que la mémoire populaire retint de cette légende antique. L’antre du démon était situé sous la colline de Mâlain, là où se trouve le château maintenant. De nos jours encore, on nomme cette cavité « le trou du diable ».

     

     

    Château de Mâlain – Côte-d’Or - Bourgogne

     

    Cependant, au Moyen Age curieusement, cette légende ne semble pas effrayer les bergers qui font de cette cavité une bergerie aménagée. L’année 1640 est particulièrement ardue pour les habitants de Mâlain. Pluies, gelées et grêles viennent à bout des potagers et vergers, et donc des fruits et légumes des paysans. La disette menace et en ces temps obscurs, il est facile d’attribuer cette malchance météorologique à des preuves d’existence du diable et de ses condisciples. On cherche alors des coupables et on s’en prend à quelques femmes et hommes sous des prétextes fallacieux.

    Comme souvent à cette époque, les villageois décident de faire justice eux-mêmes. En fait de justice, il s’agirait plutôt d’une pantomime parodiant celle-ci. On garrotte les supposés sorciers et sorcières, on les emmène au bord de l’Ouche à hauteur du Pont-de-Pany. Les pouces attachés aux gros orteils, ils sont jetés à l’eau.

    Ceux qui s’enfoncèrent dans l’eau furent reconnus innocents mais décédèrent dans d’atroces souffrances. Ceux qui surnagèrent malgré les coups de fourche furent jugés coupables. Ultime ignorance, une femme qui plaignit chrétiennement le supplice de ces pauvres gens fut lapidée par la foule et, dit-on, enterrée sous une pierre. La justice des lieux jugea une dizaine de ces pauvres gens. Et ceux qui réussirent à surnager furent condamnés à être pendus puis leurs corps brûlés. Cette peine fut heureusement levée par le Tribunal de Dijon qui gracia ces pauvres hères. Mais le mal était fait et la suspicion demeura envers ces personnes pendant de longues décennies, et leurs descendants eurent toutes les peines du monde à s’intégrer.

    Voilà pourquoi de nos jours, on peut assister une fois tous les deux ans à la Fête des Sorcières à Mâlain. Les villageois expient ainsileurs fautes en fêtant celles qui furent jugées coupables il y a maintenant fort longtemps...

    sources http://stevero.centerblog.net/1090-Villages-de-sorcieres-Francais-

     

    puis d'ici ou ailleurs: 

    SORT… SORTILEGE… SORCIERE…


    Carl Gustav Jung considérait que les sorcières étaient une projection de l’anima masculine, c’est-à-dire l’aspect féminin primitif qui subsiste dans l’inconscient de l’homme : les sorcières matérialiseraient cette ombre haineuse, dont elles ne pouvaient guère se délivrer, et se revêtaient en même temps d’une redoutable puissance. 

    girouette-sorciere

    Pour les femmes, la sorcière est la version femelle du « bouc émissaire », sur lequel elles transfèrent les éléments obscurs de leurs pulsions. Mais cette projection est en réalité une participation secrète de la nature imaginaire des sorcières. Tant que ces forces sombres de l’inconscient ne sont pas assumées par la clarté de la connaissance, des sentiments et de l’action, la sorcière continue de vivre en nous. Fruit des refoulements, elle incarne les désirs, les craintes et les autres tendances de notre psyché qui sont incompatibles avec notre Moi, soit parce qu’ils sont trop infantiles, soit pour une toute autre raison. Jung a observé que l’Anima est souvent personnifiée par une sorcière ou une prêtresse, car les femmes ont plus de liens avec les forces obscures et les esprits. La sorcière est l’antithèse de l’image idéalisée de la femme.

    Dans un autre sens, la sorcière a été considérée comme une dégradation voulue, sous l’influence de la prédication chrétienne, des prêtresses, des sibylles, des magiciennes druidiques. Elles furent déguisées de façon hideuse et diabolique, à l’encontre des initiées antiques qui reliaient le Visible à l’Invisible, l’humain et de divin ; mais l’inconscient suscita la fée, dont la sorcière, servante du diable, n’apparut plus que comme une caricature. Sorcière, fée, magicienne, créatures de l’inconscient, sont filles d’une longue histoire, enregistrée dans la psyché, et des transferts personnels d’une évolution entravée, que les légendes ont hypostasiées, habillées et animées en personnages hostiles.

    La sorcière serait donc une prêtresse de l’église démoniaque, née en pays chrétien de la croyance en Satan, propagée par la doctrine pastorale. Aussi l’Eglise prit-elle au sérieux la sorcellerie comme une manifestation de Satan. La principale fonction de la sorcière, comme son nom l’indique, était de jeter des sorts sur les gens auxquels, pour une raison quelconque, elle voulait du mal. Elle appelait sur eux la malédiction de l’Enfer, comme le prêtre appelait la bénédiction du Ciel. Sur ce terrain, elle se trouvait en rivalité complète avec le monde ecclésiastique. Ou bien, par des pactes avec le diable, la sorcière procurait des biens matériels et des vengeances personnelles, en contradiction avec les lois de Dieu ; ou encore, elle s’adonnait à la divination par toutes sortes de procédés, à la recherche des secrets de la nature pour obtenir des pouvoirs magiques, et toujours en contradiction avec la loi chrétienne. La frontière entre la science et la magie passait surtout par la conscience morale, et nombre de saints, précurseurs de la recherche scientifique, furent pris selon les apparences pour des jeteurs de sorts.

    LES SORCIERES A CHEVAL SUR UN RAYON DE LUNE

    Les sorcières du Moyen Age se rencontraient à date fixe pour ce qu’elles appelaient des assemblées, ce que les non-initiés méprisaient sous le nom d’orgies. Ces rencontres furent ensuite appelées sabbats. Le terme « sabbat » pourrait venir de « sabbat », le samedi hébraïque, jour de repos des juifs. La tradition le fait aussi dériver de la reine de Saba, qui vécut vers le IXe siècle avant Jésus-Christ et eut des relations, d’affaires et d’amour, avec le roi Salomon d’Israël. Salomon était et reste pour les sorcières un modèle à suivre. Il se pourrait que cette dernière interprétation soit la meilleure car, comme le racontent les légendes et la Bible, la reine de Saba devint une apprentie sorcière auprès de Salomon avec pour objectif, à l’instar de tous les sorciers et sorcières pendant leurs réunions nocturnes, de rencontrer et de vénérer le Diable.

    piero-della-francesca-rencontre-de-salomon-et-de-la-reine-de-saba

     Piero Della Francesca – La Rencontre de Salomon et de la Reine de Saba        

         Eglise San Francesco – Arezzo – Toscane         

    Un texte de la Bible veut que la Reine de Saba se soit rendue à la cour du Roi Salomon, apportant à Jérusalem de nombreux présents afin d’éprouver la sagesse de Salomon par des énigmes. Il trouva les réponses à toutes ses questions et l’impressionna beaucoup. Un récit raconte qu’il parvint à reconnaître l’unique fleur naturelle d’un bouquet de fleurs artificielles, remarquablement réalistes, en utilisant une abeille. Salomon la testa également, d’après le Coran, en la faisant entrer par une porte de son palais faite de verre et de marbre bleu. Le sol imitait si bien l’eau à cet endroit que la reine fut trompée et, pour passer l’eau factice, elle remonta sa robe, dévoilant ses jambes. Le Roi Salomon aurait ainsi voulu vérifier qu’elle n’avait pas, comme certains le prétendaient, des jambes de bouc ou d’âne.

    Par ailleurs, l’Histoire abonde de documents sur ces rencontres qu’on appelait « sabbat ». Des peintres, des poètes, des écrivains y font référence, non seulement pour en avoir entendu parler, mais également, parfois, pour en avoir fait l’expérience. Les rencontres les plus célèbres se tenaient en Allemagne, dans la Forêt Noire, et sur le Blochksberg, et en France à Carnac.

    Lorsqu’aujourd’hui nous lisons les comptes-rendus des sabbats, nous qui appartenons à une société qui nous a habitués à notre dose journalière de slogans et à toutes sortes de conditionnements, nous ne réunissons plus à nous émouvoir. Excepté les histoires fantastiques où les sorcières volent, à cheval sur des balais et des rayons de lune, nous ne trouvons dans ces récits que des personnes malheureuses, avides d’orgies et d’obscénités, ou des contestatrices carnavalesques qui adoraient des chèvres. Les participants du sabbat avaient en effet l’habitude d’adorer, voire de sacrifier, un bouc ; ils considéraient cet animal comme l’incarnation terrestre du diable.

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                   Goya – Le Sabbat des Sorcières  - Museo Làzaro Galdiano – Madrid             

    Le mot « sorcière » dérive du latin vulgaire « sortirius » qui signifie « diseur de sorts » et du latin classique « sors, sortis » qui désigne d’abord un procédé de divination, mais également « destinée » et « sort ». Le mot qui les désigne en allemand est « Hexe », dérivé du grec ancien « aix », la chèvre, une référence au monde pastoral. En espagnol, elle devient « Bruja », dérivé d’un terme ibère « bruixa », et même du galicien « bruxa ». Le mot anglais « witch » a des origines plus controversées mais paraît bien provenir de « wik » d’origine aussi bien celte que germanique. La sorcière était appelée en grec « stryx », en latin « striga » d’où dérive le vocable médiéval « stria », qui a donné en italien « strega ». Notez que le mot « strix » désignait en latin le hibou, un oiseau qui avait chez nos ancêtres la triste réputation de sucer le sang des bébés dans leur berceau. Ce mot correspond chez nous à l’effraie, oiseau de nuit, ainsi nommée à cause de son cri strident.

    Les striges, les sorcières, sont très présentes dans la littérature antique. Elles figuraient déjà dans la littérature de l’empire Romain et semblaient se référer à une très ancienne croyance populaire, mais les auteurs restent très imprécis sur leur origine. Un poète, Stace, écrivait d’ailleurs ceci : « De sinistres créatures volent, des êtres maléfiques crient dans les nuées, les Striges nocturnes gémissent ».

    les-stryges1Les Striges

    Ensuite, c’est Ovide qui en parle au livre IV des Fastes et il écrit : « Il existe des oiseaux voraces, à la tête énorme, aux yeux fixes, au bec aiguisé pour la rapine : leurs plumes sont blanches et leurs serres crochues. On dit qu’ils déchirent les entrailles de ceux qui ne se sont encore nourris que de lait et qu’ils aiment à s’enivrer de leur sang. On les nomme stryges à cause du cri sinistre dont ils épouvantent la nuit ».

    Les auteurs antiques sont nombreux à décrire ces striges et tous en parlent de façon similaire : il s’agirait d’un être chimérique ailé, mi-femme, mi-oiseau, avide de chair fraîche. Cette description des striges est très certainement influencée par les divers monstres de la mythologie grecque. Il est amusant de noter que le mot « strige » servi également d’injure chez les Romains. A ce propos, Pline l’Ancien mentionnait dans son Histoire Naturelle : « Strige est une injure déjà ancienne, mais je ne puis déterminer quel est cet oiseau ».

    lamia-par-john-waterhouse                                                       Lamia par John William Waterhouse                                                                                                                                    

    Les striges sont très souvent apparentées, voire confondues, avec d’autres divinités de la mythologie. Dans la mythologie grecque, parmi les nombreuses de Zeus, il y eut aussi Lamia qui lui donna beaucoup d’enfants. Héra, l’épouse en titre de Zeus, fit périr tous les enfants de Lamia. Par vengeance, Lamia se transforma en monstre se nourrissant de chair fraîche d’hommes et d’enfants. D’ailleurs, chez les Anciens, le personnage de Lamia servait de croque-mitaine pour effrayer les enfants.

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    Empousa par Herbert Draper

    Empousa, était la fille de la déesse Hécate. Elle effrayait les voyageurs par ses injures et se nourrissait, elle aussi, de chair humaine. Elle pouvait prendre diverses formes pour séduire les hommes la nuit et sucer leur sang, et notamment celle d’une belle jeune femme. Ensuite, elle pouvait se transformer en mulet, ou en bœuf, ou même en chien. Elle avait une jambe d’airain et l’autre était celle d’un âne.

    On retrouve chez ces deux représentations de femmes, des similitudes avec la Strige. Comme la Strige, elles se nourrissent de sang et de chair humaine, en particulier celui des nourrissons. Toutefois à la différence de celles-ci, la Strige est souvent représentée comme une vieille femme alors que Lamia et Empousa, quand elles ont forme humaine, sont deux très belles femmes… comme les sirènes.

    D’ailleurs, à l’origine, la sirène a deux représentations. Celle d’un être mi-femme mi poisson et celui d’un être mi-femme mi-oiseau, comme son amie la Strige. Ce n’est que vers le Moyen Age qu’elles prirent définitivement l’apparence qu’on leur connaît à présent. On peut voir dans le chant des sirènes qui attirent Ulysse pour le perdre, une relation avec le cri strident des Striges qui anéantit l’homme. Comme ses consœurs, la sirène est ange de la mort se délectant de la mort de l’homme.

    La Strige boit le sang des nourrissons. Lamia goûte la chair du nourrisson et de l’homme. Empousa boit le sang des hommes et les sirènes consomment le corps des hommes.

    Pourquoi la strige devient-elle sorcière ? Sans doute à cause de sa représentation physique. La Strige apparaît souvent comme une vieille femme. Doit-on faire un parallèle entre son goût du sang des nourrissons et sa décrépitude physique ? En effet, elle y verrait une source de jouvence pouvant lui redonner beauté et donc sexualité. Or, sous quelle forme sont représentées les sorcières en général ? Sous les traits d’une femme flétrie pouvant se transformer en femme désirable grâce à de nombreux sortilèges.

    QUELQUES SORCIERES CELEBRES

    -      La Theuggia

    C’est sans doute la plus connue des fées déchues. Il faut savoir que seuls les dieux et la reine des fées ont le droit de déchoir une fée afin de la bannir de la noble cour. Pour être déchue, il faut que cette fée ait commis de bien tristes vilénies considérées comme un crime, ou qu’elle se soit adonnée à quelques sorcelleries, ou bien encore qu’elle ait par amour révélé de grands secrets à l’homme, mettant ainsi en péril l’existence même des fées. Il faut bien comprendre les lois du royaume des fées. Ce qui peut sembler anodin à un simple mortel peut se révéler fatal chez les fées. Si couper une haie nous paraît naturel, pour les fées il s’agit d’un assassinat. Bien sûr si certaines créatures fantastiques n’ont pas mérité une telle punition, comme la petite sirène, la plupart du temps les fées déchues ont mérité leur sort. Ici bas comme dans l’autre monde, rien n’arrive par hasard. 

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    On reconnaît la Theuggia à son aspect physique. Son visage et son corps sont partagés en deux. Le côté droit est jeune et avenant, tandis que le gauche est décrépit et repoussant   . D’un côté son œil est en amande, sa bouche pulpeuse et ses cheveux noirs, tandis que de l’autre l’œil louche, la bouche est tordue et sa chevelure est devenue blanche. Le côté droit de son corps est ferme et sensuel, alors que le côté gauche est flasque et décharné. Il en va de même de sa tenue qui est scindée en deux : un côté en haillons, l’autre portant un costume d’apparat. Seul son esprit malfaisant est d’un seul tenant.

    Aigrie et rongée par le vice, la Theuggia est assoiffée de vengeance tout en buvant plus que de raison. Bien que tous ses pouvoirs lui aient été retirés, elle a gardé une très grande force musculaire. De plus, elle se complaît dans sa déchéance.

    Les fées déchues sont des créatures à la fois repoussées par les siens et chassées par les hommes.

    La plus célèbre des Theuggia vivait en Val d’Aoste, embusquée au fond de sa caverne, entourée d’orchons. Les orchons, tout comme elle, étaient malfaisants. C’étaient des enfants velus et méchants. Bien que lubrique, la Theuggia ignore la provenance de ses orchons qu’elle chérit pourtant par-dessus tout. Cette Theuggia italienne fut vaincu grâce au stratagème d’une vieille femme qui suggéra de donner, aux orchons qui mendiaient, du pain et du fenouil. Comme chacun sait, le fenouil est une plante consacrée qui s’avère fatale aux êtres malfaisants. Empoisonnés par le fenouil, les orchons moururent. Restée seule, la Theuggia s’en alla pleurer auprès des autres Theuggia de la montagne et elles partirent toutes du jour au lendemain. Elles se cacheraient donc sous des dolmens, des menhirs, dans les grottes des montagnes, ainsi que dans les mines désaffectées et autres carrières.

    -      La Befana   

    Autrefois, on l’appelait « Stria », c’est-à-dire mégère ou sorcière. Elle était attendue avec anxiété par les enfants qui, en ces temps-là, ne recevaient que de modestes cadeaux. Afin qu’elle restât le plus longtemps possible, on réchauffait la pièce où la vieille sorcière devait arriver en empruntant cheminée. Ensuite, on mettait sur la table différents mets, ainsi que des fruits et un peu de vin. On n’oubliait pas non plus de mettre du foin sur le seuil de la maison pour son âne. On s’empressait d’achever le ménage de crainte que la Vieille ne vienne tout déranger. Dans la cheminée, on pendait de vielles chaussettes où la Stria pouvait déposer ses présents.  

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    La sorcière offrait la couronne, sorte de chapelet dont les grains étaient des châtaignes cuites, des pommes et des oranges. Ces fruits étaient enfilés sur une ficelle : les châtaignes, groupées par dix, étaient les « Ave Maria », les pommes les « Pater Noster ». Au fond on trouvait des bonbons et une orange finissait le rosaire.

    Les garçons des villages allaient dans la forêt chercher du bois de rouvre, des « visoni », c’est-à-dire des flèches sèches de houblon, des souches qui brûlaient facilement et ils rangeaient tout ce bois en tas dans la cour, dans l’attente d’exécuter la vieille sorcière.

    La nuit des Rois, la nuit de l’Epiphanie, parmi les chants, les cris et les pleurs des enfants, on brûlait la vieille sorcière, sorte de pantin de paille, vêtu de guenilles, lié à un poteau au-dessus du feu, dans la cour. On attendait alors, en mangeant et en plaisantant, que le feu vengeur finisse de brûler les cendres de la Vieille. Dans chaque hameau on pouvait voir de grands feux qui illuminaient vallées et montagnes, éclairaient le ciel qui, peu à peu s’obscurcissait au fur et à mesure que les feux s’éteignaient.

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    En italien, « Befana » est à la fois le nom de la fête de l’Epiphanie et le nom de la sorcière. On dit qu’on peut toujours l’apercevoir sur son balais dans la nuit du 5 au 6 janvier, toute de noir vêtue, les souliers élimés et percés, portant un énorme sac sur le dos. Elle apporte des friandises aux enfants sages et… des morceaux de charbon aux autres.

    urbania1URBANIA – MARCHE - ITALIA

    Savez-vous qu’on peut encore en ce XXIe siècle rencontrer la Befana. En effet, elle habite une petite maison à Urbania, une délicieuse petite ville d’Italie centrale, dans la province d’Urbino-Pesaro de la Région des Marche. Ici, on la célèbre et on lui fait la fête chaque année entre le 2 et le 6 janvier, l’Epiphanie clôturant cette semaine des Sorcières.

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    -      La Baba-Yaga

    Cette sorcière qui vit dans la forêt est un personnage de la mythologie slave. Elle apparaît dans de nombreux contes russes, bulgares et polonais.  C’est une sorcière qui se déplace dans un mortier, avançant à l’aide d’un pilon, effaçant ses traces à l’aide d’un balai. Elle habite dans une maison perchée sur des pattes de poulet au fin fond d’une forêt. Cette maison peut donc tourner. Une des jambes de la Baba-Yaga est entièrement en os. C’est une ogresse qui dévore les gens, surtout les enfants, en les mettant dans son four, à l’aide d’une pelle. La clôture autour de sa maison est faite d’ossements humains et les crânes servent d’éclairage. Le portail est fermé par des mains et une bouche pleine de dents acérées sert de cadenas. La Baba-Yaga a une mauvaise vue, mais elle est pourvue d’énormes seins qu’elle jette sur ses épaules de sorte qu’ils pendent dans son dos. Les animaux de la forêt obéissent à Baba-Yaga.  

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    Baba-Yaga a du savoir vivre. Elle ne dévore pas les gens tout de suite. Si quelqu’un vient lui rendre visite, elle offre un repas et un bain et demande ce qui vous amène. Parfois, elle aide même certains en donnant des renseignements utiles ou un objet magique.

    En Bulgarie, Baba Yaga est un personnage très utilisé par les adultes pour faire peur aux enfants qui ne sont pas sages.

    Le mythe de Baba-Yaga est cité dans bien des œuvres et adapté pour s’insérer dans leur interprétation du surnaturel, comme la légende de Vassilissa dans l’œuvre de Clarissa Pinkola Estés « Femmes qui courent avec les loups ». Dans sa version plus traditionnelle, on peut lire le conte de la Baba Yaga de Afanassiev, dans l’ouvrage intitulé « Contes de sorcières et d’ogresses ». Cette histoire présente une fillette qui réussira à déjouer la Baba-Yaga et ses serviteurs à l’aide d’un ruban, d’un peu d’huile, d’un morceau de pain et d’un morceau de jambon…

    Dans un poème musical pour piano « Tableaux d’une exposition » de Modeste Moussorgski, version orchestrée par Maurice Ravel, l’un des tableaux s’intitule « La Cabane sur les pattes de poules ».

    Autre sorcière de la mythologie slave, la Jezibaba qui apparaît dans la Roussalka, l’opéra d’Antonin Dvoràk et dans les films de Hayao Miyazaki. C’est également une sorcière de la forêt.

    -      La Dame Cygne

    On peut, dit-on, la rencontrer aussi bien sur un lac irlandais que sur les bords du Rhin ou du Danube. Elle serait de taille moyenne, très gracieuse et sa peau serait aussi blanche et parfumée que le lys. Elle s’habille de plumes immaculées et porte des chaînes d’argent ou d’or rouge, des colliers ou des couronnes. La Dame Cygne est plutôt frugale dans ses habitudes alimentaires puisqu’elle se contenterait de lentilles d’eau et de rupelles des pâturages, des étangs et des rivières. Elle aurait un caractère particulièrement doux. Elle serait sage et patiente, mais deviendrait particulièrement dangereuse si on la menace et son pouvoir magique serait immense.  

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    Des légendes racontent que la Dame Cygne et ses compagnes auraient créé la voie lactée, les papillons blancs des marécages, les fleurs de nénuphars, la neige et les nuages. Elles pondraient même des pierres de lune, feraient chanter les alouettes des marais et protègeraient les albinos. En quelque sorte la Dame Cygne est une sorcière lunaire.

    -      La Dame Rouge

    C’est une fée d’une irrésistible beauté, plutôt grande, les yeux brillants au regard velouté. Elle a une peau si blanche que le bleu de ses veines ressort. Afin de conserver intacte sa beauté, elle se réfugie, dit-on, dans une chambre glaciale d’un manoir inaccessible. Elle s’habille avec beaucoup d’élégance d’une longue robe de cour noir et rouge, avec une collerette en calice qui encadre parfaitement son visage.

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    Le chemin de la Dame Rouge de Gaasbeek

    Pourtant, la Dame Rouge est un monstre de perversité, une ogresse insatiable, dérobant les enfants pour les dévorer. De même, elle obligerait ses amants d’une nuit à se soumettre aux plus démoniaques débauches. Elle les capturerait en ouvrant son manteau écarlate, offrant ainsi à leur vue un corps que nulle autre fée n’aurait et ne pourrait égaler, non seulement à cause de sa beauté parfaite, mais par le sortilège érotique qui émane d’elle. La Dame Rouge redoute pourtant de se voir dans les miroirs et ne supporte la vue de son image que dans le reflet des eaux corrompues.

    -      La fée Carabosse

    Elle était très vieille, très laide et très méchante. Son nom vient du fait qu’elle est bossue, mais vraiment très bossue. Si son apparition est rare dans les contes, elle n’en demeure pas moins célèbre pour être à l’origine de la malédiction qui frappe la princesse Aurore, héroïne de la Belle au Bois Dormant. La version la plus ancienne du conte qui nous soit parvenue est celle de « Le Soleil, la Lune et Thalie », extraite du « Pentamrone » de Giambattista Basile. Il n’y est cependant pas question de méchante marraine. Si le destin de Thalie est bien prophétisé, il ne résulte pas d’un sort qui lui est jeté.  

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    Dans les deux versions postérieures du conte, qui restent les plus connues, la fée Carabosse n’apparaît pas en tant que telle :

    . Dans sa version, Charles Perrault ajoute le personnage de la méchante marraine, mais elle est présentée comme une « vieille fée », sans précision sur son nom.

    . Dans l’adaptation des Frères Grimm, elle devient la « treizième fée » par opposition aux onze premières qui offrent à la princesse des dons merveilleux et à la douzième qui intervient en dernier ressors pour atténuer la malédiction.

    -      La Sorcière d’Hansel et Gretel

    Hansel et sa sœur Gretel sont les enfants d’un pauvre bûcheron. Craignant la famine, l’épouse du bûcheron, leur mère, convainc son mari de perdre les enfants dans la forêt. Ceux-ci entendent son plan et recueillant de petits cailloux blancs marquent le chemin depuis chez eux. Ainsi la tentative de les perdre échoue. Toutefois la mère pousse le père à recommencer et cette fois les enfants n’ont que des morceaux de pain à jeter derrière eux. Une fois abandonnés en pleine forêt, ils réalisent que le pain a été mangé par les oiseaux. Errant dans la forêt, ils trouvent une maison de pain d’épices avec des fenêtres en sucre qu’ils commencent à manger.  

    hansel-and-gretel-rackham

    L’habitante de la maison, une vieille femme, les invite et prépare un festin. Cependant cette vieille femme est une sorcière qui a construit la maison pour attirer les enfants afin de les manger. Elle enferme Hansel dans une cage et fait de Gretel sa servante. Gretel doit cuisiner afin d’engraisser son frère Hansel et chaque jour la sorcière vérifie s’il est suffisamment gras pour être mangé. Comme elle est à moitié aveugle, elle demande à Hansel de lui donner son doigt et celui-ci à la place lui tend un os. La sorcière a ainsi l’impression qu’Hansel ne grossit pas et les enfants gagnent ainsi du temps. Mais un jour, folle de rage, elle n’a plus la patience d’attendre et décide de manger Hansel.

    Alors qu’elle se prépare à cuire Hansel, la sorcière demande à Gretel de regarder dans le four pour voir s’il est prêt. Gretel prétexte qu’elle est trop petite et la sorcière doit vérifier par elle-même. Alors qu’elle se penche dans le four, Gretel la pousse et referme la porte derrière elle. La sorcière meurt carbonisée. Gretel délivre Hansel et s’emparant de tout ce que contient la maison de la sorcière, ils regagnent le domicile de leurs parents.

    Ce conte des Frères Grimm était destiné aux lecteurs de la classe moyenne du XIXe siècle. L’original était pourtant une description de la dureté de la vie au Moyen Age. L’infanticide était alors, selon les idées historiographiques de l’époque, une pratique courante et en période de disette il était donc habituel d’abandonner les enfants dans les bois et de les laisser mourir.

    -      Diana

    C’est une fée qui vit en Espagne, dans un jardin magnifique, au fond d’une grotte. Elle a des cheveux blonds, sa peau douce est parfumée. Elle se nourrit de mets fins et épicés au safran. Cependant, elle se transforme parfois en mégère hideuse, ou même en serpent, pour éprouver les gens à qui elle réclame un baiser « donné sans dégoût ». Elle aussi on l’accuse de voler les enfants. Pourtant, Diana serait une fée bienfaisante, bienveillante et généreuse envers les hommes dont elle s’efforcerait de racheter la faute originelle. Ainsi, elle s’active pour surveiller les berceaux, protéger la paix des foyers, les cultures et le cycle des saisons. Elle guérit aussi les malades, aide les pauvres, récompense les personnes de bien, se chargeant également de punir les autres. Lorsque les hommes meurent, on dit en Espagne, qu’elle les conduirait au tombeau et veillerait durant trois jours pour en chasser les démons avides de chair morte.

    -     La Caillac Bheur

    Elle habite une grotte ouverte à tous les vents en Grande Bretagne. Elle serait très grande, 1 m 73 pour être précis, mais horriblement maigre, avec des os saillants et pointus. Son visage est décharné, bleu de froid. Il exprime un rictus d’épouvante impressionnant. Elle a les mains noueuses et griffues et boite, suite à une chute malencontreuse. Son habillement ne serait pas plus agréable que son physique car elle porte une longue robe noire en haillons, un châle gris sur la tête et un tablier déchiré dont la poche est pleine de grêlons.

    La Caillac Bheur est cannibale et pour se reposer s’assied sur un tas d’os humains. Cependant son activité principale la fait protectrice de la faune de la montagne : cerfs, daims, boucs, chèvres sauvages et même les loups. Elle les rassemble et les mène paître pour les dérober à la vue des chasseurs.

    -      La Vouivre

    Dans une très ancienne légende de Franche-Comté, la Vouivre apparaît sous les traits d’une superbe sauvageonne portant sur la tête un diadème avec un énorme rubis, objet de convoitise dans toute la région. Cependant, la Vouivre est toujours accompagnée d’une armée de serpents invisibles qui surgissent au moment où on s’avise de dérober le bijou et qui mettent le voleur en pièces.  

    la-vouivre

    Arsène Muselier la découvre au moment où il fauche un de ses prés. La Vouivre se baigne toute nue, laissant ses bijoux et vêtements sur le bord de la rivière. Arsène voit le rubis, mais il est davantage tenté par la baigneuse, ce qui séduit la Vouivre, plus habituée à être poursuivie pour ses richesses que pour sa beauté. Du coup, la Vouivre pourchasse Arsène partout où elle peut. Au marché de Dole, il la retrouve habillée en citadine élégante, et elle vient le provoquer jusque dans ses travaux des champs. Cependant, Arsène est un paysan prudent, à la fois réaliste et tendre, il est déjà amoureux d’une fille du pays, Juliette. Contrairement au fils Beuillat, un bon rien revenu de la ville sans gloire et sans argent, il ne cherche jamais à s’approprier le rubis. Il affrontera pourtant l’armée de serpents pour tenter de sauver une gamine du pays, la petite Belete, au moment où Eugène Beuillat déclenche un tourbillon de reptiles par sa maladresse.

    En Franche-Comté, la Vouivre est un animal fabuleux, sorte de grand serpent aux ailes de chauve-souris, qui a la particularité, lorsqu’elle se baigne, de déposer sur le rivage la pierre précieuse qu’elle porte habituellement au front.

    Cette histoire réelle et fantastique est un célèbre roman de Marcel Aymé : « ouvrage bucolique où la fusion s’accomplit du féérique avec le réalisme. L’histoire de cette fée aux serpents, éternellement jeune, désirable et stérile, c’est le Jura de Marcel Aymé », écrivit Roger Nimier.

    -      La Fausserole

    Elle fut chassée du monde des fées pour sa perversité. Elle était pourtant bien plus intelligente que la plupart de ses consœurs. Sous une apparence douce, vêtue de blanc et de jupons, elle arrive un jour dans un village, y loue une maison qu’elle astique avec entrain. Elle rend service aux personnes âgées, invite les femmes les plus distinguées pour prendre le thé et passe ainsi aux yeux de tous pour la plus gentille et la plus charmante des voisines.

    Une jeune femme si douce devait, selon les villageois, trouver un mari honnête et travailleur. Ils lui en trouvèrent un qui ne fit malheureusement pas long feu. Elle le tua. La Fausserole tue les époux. Puis, en veuve éplorée, elle quitte le village afin de fuir les lieux de son malheur et part pour un autre village. Pourtant, elle finit par être démasquée. Elle avait trouvé pour mari un homme grand et fort, mais analphabète. Sur le registre de mariage, lorsqu’il dut signer, à la place de son nom, il traça une croix rouge. A la vue de la Sainte Croix, la Fausserole poussa des hurlements terribles et disparut par la fenêtre.

    -      La Valkyrie

    Elle vivrait dans le Walhalla, c’est-à-dire dans le domaine d’Odin, dieu scandinave de la guerre, séjour des héros morts au combat. Elle serait une fée éternellement belle et jeune, gracieuse comme un cygne, dont elle emprunterait l’apparence parfois.

    Elle est d’une taille et d’une stature impressionnantes qui se révèleraient au combat. Le plus souvent, elle s’habille de voiles courts et transparents maintenus par une ceinture d’or, mettant en valeur ses charmes certains. Cependant, quand elle part en guerre, elle revêt une cuirasse d’airain, une jupette en mailles d’acier, des jambières et des épaulières finement ciselées. Sur ses cheveux blonds nattés, elle porte un casque. On dit qu’elle aime manger du ragout d’ours, du sanglier rôti arrosé de cervoise et d’hydromel. En fait, elle serait douce, sensible, aimante, aussi douée pour le chant que pour l’art du combat.

    la-valkyrie

    Dans l’art moderne les Valkyries sont parfois décrites comme étant de belles vierges montant des Pégases, ornées de casques et armées de lances. Cependant, le cheval de la Valkyrie était un kenning de loup, donc contrairement aux stéréotypes, elles ne montaient pas de Pégase. Leurs montures étaient plutôt des hordes de loups qui traînaient au milieu des corps de guerriers morts. Ces loups étaient de macabres combattants. Tandis que le loup est la monture de la Valkyrie, celle-ci semble être apparentée au corbeau, animal apparaissant fréquemment dans la mythologie nordique, notamment Hugin et Munin, deux corbeaux perchés sur les épaules d’Odin, volant au-dessus des champs de batailles et choisissant des corps. Les hordes de loups et de corbeaux ayant ainsi nettoyé les lendemains de batailles pourraient avoir été là pour servir de plus grandes causes. L’origine des Valkyries en général n’est pas rapportée comme existante, mais plusieurs Valkyries connues semblent avoir des parents mortels.

     http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/tag/chateau-des-sorcieres/

     LES SORCIERES ONT AUSSI LEUR MUSEE

    Ce Musée se trouve en Espagne, dans un village de Navarre, Zugarramurdi, tout près de la frontière franco-espagnole. Il a ouvert très officiellement le 20 juillet 2007 et on peut y découvrir la véritable histoire qui a donné au village sa réputation de sorcellerie. Le Musée résulte de la rénovation de l’ancien hôpital et pas moins de 1,5 millions d’euros ont été investis pour une muséographie résolument moderne. C’est d’autant plus important que ce village compte environ 200 habitants. Il semblerait que la Municipalité ait eu envie de remettre de l’ordre dans tout le folklore qui s’était développé autour de la sorcellerie, folklore qui était fort éloigné de la réalité historique. Zugarramurdi était déjà connu dans le monde entier comme le « village des sorcières », mais aussi pour ses grottes qui étaient, il y a encore peu de temps, le théâtre de la très célèbre « fête des sorcières », chaque année à la fin juin.

    grotte_zugarramurdi

         Les grottes de Zugarramurdi

    Avec ce musée, rien à voir avec l’évocation de la sorcière classique avec son balai, ses chaudrons et toute la panoplie d’Halloween. Ce musée est avant tout un hommage à celles et ceux qui eurent à subir entre 1609 et 1614 une terrible « chasse aux sorcières » qui toucha particulièrement la région de Zugarramurdi et se déroula dans toutes l’Europe. En rappelant les faits précis qui se passèrent dans le village, en évoquant les modes de vie, les mythes et les croyances de l’époque, la visite permet de comprendre les mécanismes qui ont entraîné le développement du mythe de la sorcellerie. Voilà qui permet de percevoir que les ressorts sur lesquels reposaient « la chasse aux Sorcières » en 1610 sont les mêmes que ceux qui ont donné lieu à tant d’autres persécutions au cours de l’Histoire : ignorance, peur de l’autre, peur de la différence…

    La visite est facile à suivre et n’est jamais ennuyeuse. On dispose de fascicules, présentés en espagnol et en basque, mais traduits en français. L’entrée est libre et la visite dure environ 1 h 30. Elle constitue un complément indispensable à la visite des Grottes de Zugarramurdi toutes proches. Une excellente occasion de sortir des idées reçues à propos de la sorcellerie. 

    befana

    Bibliographie :

    Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter 

    Les Pouvoirs de la Lune – E. Lukas – De Vecchi Poche                                                                                      

    La Grande Encyclopédie des Fées                                                                                                             

    Guide de la France mystérieuse


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  • u b


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  • bonjour , 

     

    je vous conseille de venir visiter cette jolie boutique en ligne qui renferme des trésors bien utile en ces jours de fête des mères , alors pensez à vos mamans et faites leur un superbe cadeau mystérieux et médiévale

     

     http://www.senteursecrete.com/

      

    voici quelques objets de la boutiques féerique 

    j'adore celui ci 

     

      



    "Je rapais la corne de cerf et la défense de sanglier ; je broyai la pince de lucane ; j'ajoutai un gobelet de sang ; trois gouttes de fiel de quartannier et du miel de printemps ; des larmes de sorcières et quelques fragments de verte panacée. Je mis le tout dans un flacon et m'en allais vers la forêt, dans la source à l'orée du bois. Pour attirer l'ondée je plongeai neuf fois mon bâton surmonté d'une pomme de pin"...
    Marie Valence (Noces de Sève et de Vent)


     

    Senteurs disponibles dans la famille de fioles "Senteurs Secrètes des Elfes" : Thym, Romarin, Basilic, Sauge, Lavande, Chypre, Phlox, Genêt, Muguet, Jasmin, Héliotrope, Eglantine, Narcisse, Jonquille, Violette*, Fleur d'Oranger, Lilas*, Le Parfum des fées, l'Abricot*, le Maitre des Cuirs, le Musc de Charles V, l'Eau de Pucelle, le Gingembre des Ducs de Bourgogne, l'Eau Sicilienne Odorante, l'Eau florale de rose sauvage, la Rose de Madame (ou de Monsieur), Mimosa, Patchouli, excepté le Musc de Venise.


    Fiole en verre soufflé, ornée d'un motif en métal d'inspiration végétale . Etiquette en bois attachée à une chainette de métal. Modèle unique d'inspiration médiévale et féérique. Contenance 30ml.

     

      

                      Les "Trésors des Templiers"

     

    Fioles en verre soufflé ornées d'un motif en étain ou en argent ou enrobées de poudre de verre montée sur chaine en argent ou lacet de cuir.

     

    Senteurs disponibles dans les "Petites fées des fleurs" : Thym, Romarin, Basilic, Sauge, Lavande, Chypre, Phlox, Genêt, Muguet, Jasmin, Héliotrope, Eglantine, Narcisse, Jonquille, Violette*, Fleur d'Oranger, Lilas*, Le Parfum des fées, l'Abricot*, le mimosa, le Patchouli, le Musc de Charles V, l'Eau de Pucelle, l'Eau Sicilienne Odorante, le Gingembre des Ducs de Bourgogne, la Rose de Madame (ou Monsieur).

     

     

    Contenance : environ 0.5 ml.

     

     

     

     

     

     

     


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  • bonjour ,

     

    on le sait les templiers possédaient pas mal de terres et de terrains ainsi que de commanderies mais ils avaient aussi des secrets bien garder et c'est en me rendant dans la foret du temple non loin de Troyes avec claude burkel que j'ai appris que les templiers pratiquaient la marque des chênes 

     

     

     

     

    claude me disait que si un templier voulait faire passer un message à un autre templier il lui suffisait de marquer un chêne avec la marque des templiers , mais quand il s'agissait de cacher quelque chose il le cachait souvent aux abord des forets de chêne et pour cela il fallait que la marque soit visible même des années après leur passage , se qui est impossible si on marque l'écorce même de l'arbre .


     

     marque des templiers

     

    mais alors comment pouvaient ils faire?

    pour cela nos illustres templiers avaient une méthode que vous pouvez utiliser chez vous sur vos arbres aujourd'hui, le temps ne comptaient pas pour eux, seul ce qu'on en fessait l'était et retenez bien cette phrase elle est valable encore aujourd'hui.

    si vous avez un chêne prenez un gland 

     

     

     

    délicatement écartez le alors qu'il est sur le point de germer et faites lui sur une des face une marque bien à vous , puis refermer le tout délicatement  et remettez en terre en pot si possible loin des limaces et autres prédateurs quand votre petit chêne pousse et qu'il a quelques mois plantez le dans son univers , bon il vous faudra de la patience mais au bout de quelques années il donnera des fruits qui seront tout marquer avec votre marque de départ.

     

     

     saint louis rendait justice sous les chênes et il y en a qui ont trouver des trésors aux pieds des chênes , alors si vous avez la chance de vous rendre en foret du temple regardez bien au pieds des arbres il y a peut être quelque chose pour vous ça peut varier de la simple pierre en passant par une pièce ancienne ou de la tripe de chêne en automne tout est bon dans ce qui se trouve souvenez vous , mais surtout si vous aller vous y promenez souvenez vous avec respect  des templiers qui ont fait de cette forêt un lieux mystérieux et plein de légendes .

     

     


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  • je vous conseille ce très beau blog , le rédacteur adama est un grand chercheur plein de sagesse et de valeur.

     

     

     http://koloborder.blog4ever.com/blog/lire-article-18187-385992-la_foret_de_retz_ou_la_foret_enchantee.html

     

    voici un de ces article sur la foret de retz (une foret qui tient dans mon coeur) je pense que cela vous donnera envie d'aller sur son blog

     LA FORÊT DE RETZ OU LA FORET ENCHANTEE

     

     

    Royaume des Fées et fenêtre sur un autre monde ?

     

    « La forêt de Retz, autrement et vulgairement appelée de Villers Cotterets, est la plus noble et la mieux plantée du royaume. Elle est aussi la plus spacieuse… »

    Extrait du Règlement de Réformation de 1672

     

    Je dédie cet article à Monsieur Jacques Chauvin, érudit et spécialiste de la forêt de Retz qui m'a sensibilisé à l'histoire étonnante de cette forêt pas comme les autres.

     

    Aux petits peuples de la gentilhommerie qui hantent ces lieux

     

    Aux bonnes fées Altona, Urca et à la belle Wison!

     

     

    Il y a dans l'Aisne (02) une forêt dont la superficie est plus grande que Paris, et qui constitue l'une des plus grandes forêt de France. J'ai découvert cette forêt par la lecture d'un magazine spécialisé sur la chasse aux trésors. Un article décrivait l'ancienneté de ce lieu, et la découverte d'un trésor de 1.500 monnaies romaines des empereurs Antonin, Maximus, Tertricus et autres. Cette découverte avait eu lieu au XIX e s. Et très vite, je m'aperçu qu'il y avait d'étranges récits, et des lieux hors du commun. Mon premier contact avec la Forêt de Retz eu lieu en 1998, et il reste inoubliable pour moi par l'impression étrange mêlé de beauté et de mystère qui règne en cet endroit. Depuis j'y suis retourné mainte fois, et je vais vous exposer dans cet article, ce qui fait que cette forêt est probablement la plus enchantée de France, et que paradoxalement elle demeure méconnue du grand public. Un paradoxe moderne, car jusqu'au XIXe s. cette forêt était connue, et sa réputation « surnaturelle » n'était plus à faire comme nous allons le voir.

     

     

    Présentation sommaire de la forêt :

     

    Forêt de hêtres, de charmes et de chênes, elle occupe de 13.015 hectares. Les touristes connaissent cette forêt sous le nom de « Forêt de Villers-Cotterêts. Avec ses 10.500 hectares, Paris couvre seulement une surface à peu près égale aux trois quarts de la forêt. A titre de comparaison, Paris possède 252 places, carrefours et ronds points, tandis qu'on dénombre en forêt plus de 350 carrefours ! Oui il s'agit d'une vraie ville végétale, donc certains lieux sont véritablement « paradisiaque » ou évoquent « la forêt primaire » au temps de la Gaule chevelue.

     

    Premier signe étrange : la forêt à la forme d'un croissant lunaire…certains disent d'un fer à cheval. La Lune renvoie aux mystères de la nuit et au surnaturel.

     

     La forêt de Retz dans le cercle mauve, affecte la forme d'un croissant

     

    L'eau est omniprésente, deux étangs particuliers : Oigny et Fleury,  et des étangs domaniaux (au nombre de 3 : Malva, Petite Ramée et Grande Ramée). Dans les temps anciens ces étangs joints à celui de Fleury n'en formaient qu'un seul.

     

    On dénombre aussi des fontaines, dont certaines ont été des lieux de cultes anciens, notamment la fontaine des Gardes, sur le chemin de l'énigmatique pierre Clouise.

     

    Le magnifique étang de Malva

     

    Que signifie Retz ?

     

    L'appellation la plus ancienne paraît être « Retia Sylva ». On trouve sous l'Ancien régime des variantes de ce nom, du au fait que l'orthographe n'avait pas encore été fixé : Rais, Raiz, Rets, Rest, Rezt. Michaux prétend que les Gaulois donnaient à la forêt le nom de Coat ou de Cot (d'où sont dérivés les noms de Guise, Coucy et, plus près de nous Coyolles.) L'étymologie demeure à ce jour inexpliquée.

     

    Histoire antique :

     

    La forêt a été le lieu dès l'époque gauloise, et très probablement dès l'époque préhistorique, de rites magiques et religieux. C'est par conséquent un lieu particulièrement chargé. La présence d'eau abondante dans la forêt est peut être également la raison de ce choix par les Anciens. La Pierre Clouyse est un haut lieu de la forêt à l'époque celte. Il y avait de nombreuses fêtes païennes, et les jeunes filles se laissaient glisser sur la pierre pour trouver un mari. La forêt était alors consacrée à Esus, une puissante divinité forestière gauloise. La pierre Clouyse était son oreiller. Les druides eux-mêmes craignaient de rencontrer ce dieu dans la forêt au détour d'une futaie. Cette pierre est en grès, elle mesure 9 mètres de large sur 8, 5 mètres de haut. Les fêtes druidiques étaient célébrées ici. Ces traditions avaient survécues jusqu'au XVII e siècle, à tel point que le Curé d'Haramont en 1653 décida d'y mettre un terme en les dénonçant je cite :

     

    « qu'elles n'estoient qu'une continuation de meschantes fêtes payennes abolies par notre sainte mère l'église, et que les pratiques singulières qui s'y faisoient ne pouvaient qu'offenser grandement la bonne et sainte moralitez ». C'est la preuve qu'une tradition que l'Eglise appellera « sorcière » existait encore dans la forêt de Retz, ancêtre des modernes Wiccan !

     

    La pierre Clouyse

     

     

    Apparitions de Fées et d'êtres élémentaires en forêt de Retz:

     

    1°) Théorie sur l'origine des fées :

     

    La forêt de Retz est en France l'un des lieux privilégiés des manifestations de Fées et d'êtres élémentaires. Les fées remontent au culte druidique d'après l'érudit Victor Dujardin. Nos ancêtres étaient persuadés qu'à force de méditation, certaines druidesses avaient pénétré les secrets de la nature et conquis l'immortalité. Elles habitaient dans les bois, sur le bord des torrents, dans des cavernes souterraines et même au fond des eaux. Ces demi-déesses exerçaient un très grand pouvoir, et de leur amitiés ou de leur haine, dépendait le bonheur ou le malheur des familles. Il y avait les bonnes et les méchantes fées. Celles-là étaient belles, douces, grandes et toujours jeunes ; celle-ci étaient laides, acariâtres, petites et décrépites.

     

    Au printemps de chaque année, le peuple élevait des autels chargés de fleurs pour honorer les druidesses. Lorsqu'un enfant venait au monde, on priait la bonne fée de le protéger ; elle était invitée au repas des réjouissances : c'était l'ange gardien de ce culte primitif. Plus tard, les fées apparaissaient au berceau du nouveau-né.

     

     

    2°) Les fées en Forêt de Retz

     

    Il existe dans la forêt de Retz un lieu très étrange appelé « château fée ». On y accède en empruntant l'ancien chemin de Longpont, qui a conservé ses vieux pavés cahoteux ; au carrefour suivant où quelques briques éparses sont les derniers restes d'un rendez vous de chasse « la Hulotte » (détruit au cours de la seconde guerre mondiale), la route droite, conduit directement au monticule du « Château fée ». L'abbé Chollet en donne une description parfaite :

     

    Ce point de vue admirable, d'où l'œil s'étend au loin sur un immense horizon de bois sans fin, comme sans bornes, cette butte merveilleuse, fréquentée jadis par les fées qui l'animaient de leurs chants et de leurs danses nocturnes, de leurs rondes bruyantes et fantastiques, qui avaient lieu à la clarté des flambeaux, aujourd'hui muette et silencieuse, et d'où s'élancent en ligne droite sept percées les plus gracieuses et les plus grandioses. » (Parmi ces percées : les laies des fées et de la Grosse Pierre).

     

     

    Voici l'histoire des Fées de la Forêt de Retz : Urca et Altona :

     

    Deux sœurs, Urca et Altona, régnaient sur la contrée ; il n'y avait ni rivières, ni vallées, mais une vaste plaine fertile parsemée de forêts, de grottes et de sources limpides. C'était un univers à part, où les habitants vivaient dans la félicité la plus parfaite, grâce à la protection des deux bonnes fées. Aucun des fléaux de la nature n'y était connu : ni grêle, ni tempêtes, ni sécheresse, ni inondations. Cette terre privilégiée ne demandait à ceux qui la cultivaient qu'un peu d'effort, tout au  plus une caresse sur le sol !

     

    Dès qu'apparaissaient les étoiles, Urca et Altona glissaient, diaphanes et fugitives, à travers les prairies sans en courber les fleurs et s'évanouissaient à l'aurore. Pays de plaine certes mais il nous faut aussi une montagne pour notre récit. Or, il s'élevait une montagne : la montagne des fées, et c'es là qu'apparaît notre « Château fée » du haut duquel les deux sœurs présidaient aux destinées de ce pays enchanté. Non loin de là, coulait la « Fontaine des Fées » autour de laquelle le peuple venait déposer ses offrandes et chanter les louanges de ses bienfaitrices.

     

    Chaque soir un énorme rocher devait fermer la source : une vierge seule pouvait la soulever ; c'était la jeune Norah qui accomplissait cette mission : douce et tendre Norah, plus blanche que le cygne, plus belle que le lierre pâlissant, svelte comme l'oiseau, pure comme le lis, telle nous la décrit l'historien Dujardin. Cependant, des soupirs étouffés soulevaient parfois la poitrine de notre jeune fille et un soir où, la pensée égarée dans ses rêves imprécis, elle suivait le chemin qui aboutit à la fontaine, elle aperçut un jeune homme se désaltérant à la source. Elle veut fuir, mais l'étranger la supplie de rester : il est beau, sa voix est persuasive et Norah l'écoute.

     

     

    Elle laissa échapper les fleurs qu'elle avait cueillie, et Norah tomba dans les bras du chevalier.

     

    … Lorsque la ligne des arbres se profila à l'horizon, au lever du jour, la source se mit à couler avec un débit inaccoutumé.  Norah se souvint tout à coup qu'elle avait oublié de placer la pierre et, affolée, courut pour la rouler. Peine perdue : malgré des efforts désespérés, Norah ne put soulever la « Grosse Pierre ». Alors un torrent impétueux entraîna tout sur son passage ; la pierre elle-même fut emportée et Norah fut engloutie sous les eaux.

     

    Tout avait disparu par l'innondation ; seule la montagne des fées émergeaient encore dans ce paysage désolé ; les deux sœurs se débattaient, implorant la clémence des dieux, mais le flot montait toujours et, désormais impuissantes, elles furent entraînées à leur tour : Urca vers l'orient et Altona vers l'occident.


    Une tempête d'une extrême violence s'éleva ; le tonnerre se mit à gronder ; les éclairs se succédèrent au milieu des ténèbres ; des grêlons énormes dévastèrent ce qui existait encore : le règne des fées était terminée. Puis comme toujours le calme succéda à la tempête. En se retirant, les eaux formèrent plusieurs vallées. Les deux principaux cours d'eau qui s'y frayèrent un chemin prirent le nom des deux fées : L'Ourcq, c'est Urca ; l'Automne, c'est Altona. Telle est l'origine surnaturelle des étangs qui parsèment la forêt de Retz.

     

    L'histoire de la fée Edwise « Wison » :

     

    Au château fée vivait jadis une fée puissante et redoutable. Son nom était Edwise et les habitants l'appelaient familièrement « Wison ». Elle apparaissait sous les traits d'une jeune femme éclatante de fraîcheur et de beauté, mais d'une taille gigantesque. Les épines et les ronces épargnaient son corps et son pas était si léger que, malgré la taille, elle marchait sur le gazon fleuri sans faire courber un seul brin d'herbe : nous retrouvons une caractéristique des fées, leur légèreté, idem pour les fées Urca et Altona.

     

    Alors que Wison parcourait son domaine par une nuit d'été, elle aperçut un jeune homme qui dormait au pied d'un chêne, à l'endroit où se trouve l'actuel carrefour du Château Fée. Elle s'approche, Son haleine parfumée réveille le jeune homme.

     

    -         Ô déesse ! s'écrit-il ravi, accordez votre protection à un voyageur perdu dans les profondeurs des bois. Cet étranger était, lui-aussi, fort beau et robuste et avait également la voix persuasive. Edwise, émue par le récit de ses malheurs et des dangers qu'il avait courus, le toucha de sa baguette et il faut aussitôt transporté dans la grotte que la fée avait choisie pour demeure. Enivré par l'ambiance de ce lieu de délices, notre jeune homme perdit la tête et fit à la belle Edwise un aveu brûlant. Son amour pour la déesse qu'elle est ! La réaction d'Edwise ne fut pas celle de Norah.

     

    -         Impossible, dit-elle, un destin fatal s'attache à moi : qui m'aime doit mourir !

     

     

    Le jeune homme eut beau protester qu'à lui, homme des forêts, habitués aux corps à corps où à la chasse aux bêtes fauves, la vie importait peu, la fée lui rétorqua que la mort au combat, c'est la gloire, et qu'ici c'est l'oubli.

    -         La mort me sera douce, si je puis la trouver près de toi, reprit le jeune homme.

    -         Réfléchis encore.

    -         Je suis résolu : t'aimer et puis mourir !

     

    Il s'approche d'Edwise et « veut effleurer de ses lèvres le front rougissant de la tendre fée ». Aussitôt, le tonnerre gronde, la terre tremble, Edwise et son compagnon tombent foudroyés. Les nymphes accourent et ne trouvent que deux corps inertes. Elles versent des torrents de larmes et abandonnent la grotte funèbre qui, depuis ce temps, est restée déserte.

     

    Le lieu « les Roches », semé de grès énormes, seuls restes de la demeure de la fée Wison sont encore visibles ! C'est là aussi que prend naissance la magnifique route de Hautwison, ancienne voie gauloise, qui se dirige vers le buisson du même nom. On déposa les deux corps l'un près de l'autre, à l'endroit de la première rencontre, et c'est ainsi que s'éleva le tumulus du Château fée.

     

    Ces anciens récits, démontrent qu'il exista en ces lieux une activités religieuse et spirituelle des anciens celtes, et les fées Urca, Altona, Edwise, en étaient des divinités locales, probablement forestière et des sources. 

     

     Le château fée est-il un tumulus ?

     

     Jacques Chauvin explique :

     

    L’existence d’un tumulus ne paraît pas de nature à être rejetée systématiquement. Il est certain que, de quelque côté qu’on se place, on a l’impression d’un apport de terre dû au fait de l’homme et il serait difficile d’expliquer l’existence d’un monticule aussi net, régulier et ramassé, par un phénomène de la nature. Lorsqu’on atteint le carrefour par les laies des fées ou de la Fosse aux Barres, l’apport de terre paraît plus évident encore. Toutefois, si l’on arrive par la route du Pendu, venant du carrefour de la Croix Bacquet, on se trouve en présence d’un groupe de roches.

     

    Leur existence apporte quelque trouble aux partisans de la version du tumulus.

     

    Un historien du nom de Carlier dit :

     

    « Le Mont-au-Faît », n’est qu’un amas de roches et de pierres couchées les unes sur les autres, sans apparence qu’on y ait bâti. La fable qui assure que ce lieu a été habité par des fées vient de l’ignorance des copistes dont la plupart ont écrit Mont-aux-fées au lieu de Mont-au-faît. L’étymologie de ce nom paraît venir du mot fagus qui signifie un faux ou un hêtre, arbre commun de la forêt de Retz, qu’on nommait faix ou fay en vieux français. »

     

    On le voit, Carlier ne rejette pas l’idée qu’un tumulus y ait été élevé. Cette hypothèse en faveur des faux par opposition aux fées est encore appuyée par d’Anville qui, dans une notice de l’ancienne Gaule datant de 1750, explique que le long de la Via Fastigia – l’actuelle route du Faîte – s’élevait « un point d’estappe nommé le Mont-aux-Faulx ».

     

    Mais le débat entre Faulx et Fée n’a jamais été réellement tranché et la bataille étymologique n’a jamais remporté une victoire définitive dans un sens ou dans l’autre, la polémique reste ouverte. Mais compte tenu des phénomènes observés dans cette forêt, les Fées comme étymologie et le château des Fées, ont encore une bonne avance sur l’hypothèse Faulx ! Mais l'existence d'anciens lieux de cultes celtes fait pencher la balance pour la théorie des fées, car il est bien connu que ces anciens sites franchissent le temps comme lieu d'habitation des fées dans la mémoire populaire.

     

     

    Phénomènes surnaturels :

     

    On dit que les pleurs de la forêt était captés au lieudit « la chayne du Faicte de Rets ». Et certains pouvaient entendre comme des voix surgit de nulle part se lamenter.

     

    En Juillet 1999 l'affaire de la créature élémentaire de Retz.

     

    Interview par Adama  sur place de monsieur André Jimenez  alors membre de l'Institut Métapsychique International en 2002 :

     

     Monsieur André Jimenez, éminent spécialiste des phénomènes paranormaux, en 2002, sur les lieux de l'appartion de la "créature de Retz" qui semblait être ce qu'il convient d'appeler un "être de féerie". Monsieur Jimenez a trouvé la forêt de Retz de premier ordre pour l'étude des phénomènes surnaturels.

     

     

    Question. Que pensez vous de cette forêt ?

     

    Réponse. Il s'agit d'un endroit très chargé en effet, c'est très intéressant.

     

    Q. Pensez vous que cette forêt soit encore le lieu de manifestations paranormales ?

     

    R. Oui c'est très possible, je remarque également que la tempête de 1999 à causé très peu de dégâts dans cette grande forêt, alors que l'ensemble des autres forêts ont été largement touchées. C'est déjà quelque chose de remarquable.

     

    Q. Pensez vous que cette forêt soit encore sous la protection des fées ?

     

    R. C'est très possible, les entités que l'ont appelle Fées sont d'anciennes divinités et le lieu me paraît encore habité par ses divinités. Il se dégage de cet endroit une atmosphère que j'ai rarement vu dans une autre forêt française. Je note également la présence de très nombreuses sources et point d'eau, c'est un élément important pour la présence de ces êtres élémentaires.

     

    Q. Que pensez-vous de la photo de Mr. X. présentant un créature élémentaire ; ce qui ressemble à un elfe ou un lutin ?

     

    R. Je suis convaincu de l'authenticité de cette photographie, il faut rappeler que l'être en question n'a été vu qu'après examen de la photo eux ans plus tard. Sur le moment personne n'a rien vu. Je pense que cette photo est infiniment plus intéressante que celles de l'affaire des fées de Cottingley. Elle démontre à mes yeux l'existence physique de ces créatures, que l'on a trop vite reléguées dans le domaine du folklore.

     

     

    Q. Vous dites donc que pour vous les êtres élémentaires existent bel et bien ?

     

    R. Oui je le dit et je le pense. L'étude de ce dossier, dans son ensemble, est bien plus troublant que les phénomènes de hantise, sommes toute classique. De nos jours très peu se penchent sur ces phénomènes liés au monde de féerie. La forêt de Retz semble être un laboratoire tout indiqué pour l'étude de ces phénomènes liés aux fées et aux petits peuples.

     

    Q. Que pensez vous du château fée des récits anciens de cet endroit ?


    R. Pour moi le château fée est « une porte » vers un autre monde, où devait s'ouvrir un passage vers un autre univers, une autre dimension de réalité. Ces récits anciens d'Altona, ou de Wison le montre bien avec le langage de jadis. Je note que ces récits portent également la trace de bouleversements géologiques. Cela démontre que la « mémoire populaire », et la tradition orale, remonte à des temps très reculés et nous parviens sous une forme symbolique, avec des clefs de déchiffrement. Cela n'empêche pas la présence des êtres surnaturels.

     

    Q. Vous ne regrettez pas d'avoir fait un déplacement de 85 km pour venir ici ?

     

    R. Non pas le moins du monde, la forêt est superbe en elle même.

     

     

     

     

    Nota : toutes les photos sont de la forêt de Retz, et ont été prises par Adama,  à l'exception de la photo de la Pierre Clouyse et de l'étang de Malva.

     

    LA DECOUVERTE D'UN SOUTERRAIN DANS LA FORET DE RETZ
    par Adama et Monsieur Jimenez

     

    13 octobre 2002

     Dégagement de l'entrée

     

    Monsieur André Jimenez montre le plus vif intérêt pour la forêt de Retz, et nous nous y rendîmes en cette belle journée du 13 octobre 2002. Une fois sur place, André souhaite voir le lieu où fut piégé par la photo argentique une étrange créature, translucide, de petite taille, environ 15 cm de haut, et qui aurait été présente en l'endroit en Juillet 1999. L'endroit est en bordure de l'allée François 1er, et ne présente à priori rien d'exceptionnel. Des photos sont prises à nouveau de l'endroit.

     

    Ce spécialiste reconnu du domaine paranormal, qui a dirigé la réimpression du Traité de Métapsychique du Professeur Charles Richet, aux Editions Artha, expérimente également la radiesthésie. Il sort un pendule tout à fait classique, en laiton, et il déclare tout de go qu'il y a présence en ces lieux d'une cavité importante, et pas très loin de l'endroit en question. Il pensait cela, car dit-il, les apparitions d'êtres énigmatiques de ce type, se font toujours à proximité de lieux souterrains. Il rappelle à ce titre que les lutins et les gnomes sont associés par la tradition aux mondes souterrains.

     

    Pour ma part, je reste sceptique, en bon rationaliste que je suis, et pourtant, je dois me rendre à l'évidence, André me conduit très vite à plusieurs dizaines de mètres du lieu de l'observation de « la créature de Retz ». Il me demande d'utiliser le Metadec, pour confirmer ce qu'il ressent,  un détecteur de métaux très puissant, qui possède la particularité d'être aussi capable de détecter des cavités jusqu'à environ 2 mètres sous la terre.

     

    J'allume le Metadec, et je commence à balayer le sol, restant un peu sceptique, et voilà que tout à coup, l'appareil se mets à émettre un signal en modulation de fréquence. Incroyable ! il détecte bien une cavité, une cavité qui s'étend sur plus de 100 mètres sous la terre… nous avançons et le signal sonore est toujours présent.  Je n'arrive pas en croire mes oreilles, et nous sommes tous les deux pris d'une véritable ferveur devant une découverte.

     

    La joie de la découverte

     

    Nous déblayons les feuilles mortes, l'humus, et nous trouvons un pierre ronde qui scelle une entrée. Notre excitation est à son comble, mon cœur bat la chamade. Nous avons l'impression de vivre une aventure tout à fait exceptionnelle par les circonstances et le lieu. Nous dégageons la pierre en la soulevant difficilement, car elle est très lourde, plus de 50 kg. Et nous nous trouvons face à une ouverture carré qui plonge dans les ténèbres de l'obscurité. André lui même est surpris, et il pense que nous allons trouver quelque chose de vraiment très intéressant, mis sur la piste par une photo argentique de 1999 censée montrer un être élémentaire. Je dit à André en plaisantant « c'est encore mieux que dans Buffy contre les Vampires », lui ne plaisante pas, et il est très sérieux, il commence à réfléchir sur ce qu'il peut bien avoir à l'intérieur.

     

     

    Le Metadec a permis de confirmer la présence d'une cavité.

     

    Par prudence, avant de descendre dans cette « bouche souterraine », nous faisons descendre un appareil numérique argentique, au bout d'un câble, avec un retardateur enclenché afin de prendre des photographies de l'intérieur. Et le résultat de ces clichés va être vraiment extraordinaire pour nous, citadins habitués à vivre dans nos confortables citées modernes.

     

    L'intérieur du souterrain ou regard vers l'inconnu de l'histoire...

     

    Nous voyons sur les clichés, sur place, un véritable souterrain, qui courre sur la terre, dans un appareillage qui est probablement médiéval, voir plus ancien. Les pierres sont magnifiques, et forment une voûte sous la terre. Il s'agit d'un authentique souterrain, un autre cliché montre visiblement que le souterrain est obstrué par une porte à la forme étrange, en forme de cercueil, comme vous pouvez le voir sur le cliché. Le boyau de pierre a été soit obstrué, soit fermé par cet élément, nous hésitons quant à la matière, du bois ? des pierres ? Difficile à dire.

     

    La partie obstruée du souterrain, le souterrain continue derrière, mais impossible de savoir ce qu'il y au delà de cette "porte".

     

    Alors il faut prendre une décision, soit nous arrêtons là, soit nous explorons malgré le risque qu'il peut y avoir. Nous prenons encore des clichés de la voûte, André qui à également une formation de physicien, procède à quelques calculs, et il pense que la voûte est encore très solide, elle est construite selon un procédé très élaboré du point de vue de la conception, malgré son aspect rustique.


    Je prends la décision de descendre à l'intérieur… le trou est suffisant pour laisser passer le corps d'un individu. Je m'arme d'une torche, je prends un téléphone portable en guise de radio pour être relié à André, et je descends dans l'obscurité… Première sensation une indescriptible impression d'intemporalité, il fait très frais à l'intérieur, et je découvre sous mes pieds un ruissellement d'eau. J'observe les pierres, je n'y vois aucune inscription ou graffiti ancien. Les parois sont très propres et pourtant anciennes. Par endroit le boyau est vraiment très étroit, et pour passer, il faut passer de profil, il ne faut pas être claustrophobe, c'est certain.

     

    Le souterrain est magnifique, je dois être à environ 4 mètres sous la terre par endroits, la voûte est haute et étroite,  et enfin, je débouche sur une sorte de salle, une véritable hypogée, mais vide, il n'y a rien, que l'eau qui coule en un mince filet, et sur les côtés, des rebords formant  une plate forme. Et l'idée me vient que quelques rites ont pu être fait ici, dans le secret de la terre, l'endroit s'y prêterait magnifiquement. Je songe également que l'endroit aurait fait une cachette idéale pour les villageois en cas de conflit. Tout cela me semble tellement irréel, je comprends la ferveur des explorateurs face à l'inconnu. Et au bout d'environ 100 mètres sous la terre que je progresse, le portable ne passe pas dans le souterrain, et je suis sans communication avec l'extérieur, j'ai un peu de crainte suite à cela. L'impression d'être seul au monde dans la matrice de la terre. Mais qui à pu construire ce souterrain, où va-il exactement ? Enfin je trouve une sortie, une sortie qui monte à l'air extérieur, une sortie des plus discrète, une simple fente très étroite de la dimension que vous voyez sur les photos, et voilà que j'émerge, et je dois avec mon couteau de poche défaire des amas de ronces et de plantes en tout genre qui est devant l'entrée pour pouvoir sortir à l'air libre. Visiblement, personne n'avait emprunté cette sortie (ou entrée ?) depuis bien longtemps. Je retrouve André, et il prend note de tout cela.

     

    A l'intérieur d'un monde souterrain vieux de plusieurs siècles.

     

    Son hypothèse est que ce lieu à très bien pu servir pour d'une part cacher des gens, mais aussi pour célébrer des rites, la présence d'une grande salle souterraine pourrait l'attester. Mais aucune trace ou d'éléments quelconques pouvant le confirmer.

     

    Ce fut l'un des plus beaux jours de ma vie, cette découverte en pleine forêt de Retz, forêt passant pour être « enchantée » de ce lieu fantastique et chargé.

     

    André était au courant du Cowen que j'avais animé, et il me disait que l'endroit serait parfait pour célébrer les cultes de la Nature, à l'abri des regards, et au cœur de la Terre Nourricière. C'est vrai que l'endroit pourrait être très bien pour cela. Mais le cowen de la Wicca Orientale n'a jamais repris ses réunions.

     

    La forêt de Retz venait de livrer un secret de son histoire passée, grâce à un supposé être élémentaire vu sur une photographie.

     

    Depuis André Jimenez est reparti vivre en Espagne, à Barcelone, et il n'a pas oublié cet endroit étrange, et pense qu'il retournerait bien un jour sur place pour continuer l'enquête. Un souterrain découvert, la prochaine fois, cela sera quoi ? Une fée ? !

     

    Pour ma part, j'ai effectué des recherches à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, qui possède un fonds très complet d'archives et de livres couvrant toutes les régions de France, depuis la période médiévale à nos jours. Et j'ai trouvé sur un livre ancien, expliquant que la forêt de Retz était parcourue par des Aqueducs souterrains, d'origine gallo-romaines et réemployés par François 1er pour emmener l'eau dans son château de Villers-Cotterêts. Donc ce lieu était déjà connu des gallo-romains, alors je me suis dit qu'André avait peut être raison, quelque culte d'une nymphe locale avait du se passer ici. Mais il faudrait en avoir les preuves, ce ne sont que des suppositions pour ce culte bien sur. 

     

    Oui un endroit idéal pour des réunions secrètes, où quelque culte était rendu à une Nymphe. Pourquoi pas. Quoi qu'il en soit, cet endroit est déjà assez mystérieux en soi, et il éveille de nombreuses questions sans réponse.


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