• scandaleux et juste horrible 

    "Une société cosmétique chinoise utilise la peau prélevée sur les corps des condamnés à mort exécutés pour fabriquer des produits de beauté vendus en Europe." The Guardian livre une enquête stupéfiante en matière d'industrie cosmétique, qui lève le voile sur des pratiques qualifiées de "traditionnelles" par des employés de la compagnie chinoise qu'il a interrogés. Il s'agit de récupérer du collagène, une protéine fibreuse que l'on trouve en abondance dans la peau, les os et les tendons, couramment utilisée en chirurgie esthétique pour gonfler les lèvres et réduire les rides. Toujours de même source, le journal note qu'en Chine, il est d'usage de récolter "la peau des condamnés exécutés et les fœtus avortés, rachetés par des sociétés de 'biotechnologie' situées dans la province septentrionnale de Heilongjiang". Les produits sont exportés vers l'Europe via Hong Kong.En Europe, le marché de l'industrie cosmétique et de la chirurgie plastique, toutes deux consommatrices de collagène, n'est pas ou peu réglementé. Le fait est que ces produits se trouvent dans une sorte de "zone grise" légale : ils ne sont soumis ni aux réglementations concernant les médicaments, ni à ceux concernant les produits de beauté, c'est-à-dire uniquement des substances appliquées à la surface de la peau et non en injections.

     

    Au Royaume-Uni, les autorités sont préoccupées par les questions éthiques comme par les risques d'infection et de transmission de virus. Une enquête commandée par le ministère de la Santé britannique a souligné le besoin d'instaurer de nouvelles réglementations. "Mais le ministère de la Santé veut néanmoins s'en remettre à la Commission européenne, et cela pourrait prendre plusieurs années avant qu'une législation entre en vigueur", note The Guardian.Les autorités chinoises réfutent pour leur part qu'il soit possible de prélever la peau ou tout autre partie du corps de condamnés à mort sans que ceux-ci donnent leur consentement. Mais il y a de sérieux doutes, d'après The Guardian, qui rappelle les révélations faites en juin 2001 devant le Congrès américain par un ancien médecin militaire chinois, Wang Guoqi. Ce dernier a assuré "avoir participé aux prélèvements d'organes de plus de 100 prisonniers exécutés. Les chirurgiens disséquaient les corps dans des camions garés sur les lieux d'exécution." Wang a avoué avoir procédé au prélèvement de la peau d'un condamné exécuté mais dont le cœur battait encore...

    vous reprendrez bien un peu d'anti rides ? 


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    La Relique Sacrée Livre I: Le Parchemin des Cagots de Philippe Pourxet aux Editions Assyelle

     

     

     

     

     

    Septembre 1121. De retour de Reconquista et de croisade en Terre Sainte, le chevalier Enguerrand de Bardinae espère se retirer sur les terres de son enfance afin d’oublier la violence et les combats. Mais une série d’évènements vont l’entraîner, lui et ses amis, dans la plus incroyable des quêtes : celle de la Relique Sacrée, pour laquelle il devront appréhender les méandres tortueux des anciennes croyances et déjouer complots et intrigues…

    La rencontre du chevalier avec la communauté des Cagots scellera son destin ainsi que celui de son ami Ahmed, le savant levantin.

    Mais que cache l’ostracisme et le rejet de toute la société à l’égard des Cagots ? A cause de quels terribles secrets sont-ils devenus des parias ?

    Les Templiers, les moines de Cîteaux, les Assacis ou « Assassins »
    – adeptes de la secte du redoutable Vieil Homme de la Montagne –
    ainsi que de nombreux autres personnages hauts en couleur jouent un
    rôle essentiel dans ce récit d’aventures et de mystères.
    Fruit de plusieurs années de recherches, ce roman s’inscrit avec la plus grande justesse dans la réalité historique.
     Hassan ibn al Sabbah  (1036-1124) : surnommé le « Vieux de la Montagne ». D’obédience Ismaélienne, il est le chef redouté des terribles Assacis ou Assassins. Il réside dans sa forteresse d’Alamût dans le Daylman (Iran actuelle). C’est un homme de grand savoir qui n’hésite pas pourtant à se « débarrasser » de ses ennemis, essentiellement les chefs turcs et chrétiens, qui se mettent en travers de son chemin. Il a sous ses ordres les redoutables guerriers Assacis.

      André de Montbard (1103-1156) : Un des neuf chevaliers fondateurs de l’Ordre du Temple. Il est aussi l’oncle de Bernard de Clairvaux qui rédigera la Règle et les statuts des Templiers. André de Montbard jouera en tant que représentants de son ordre un rôle important dans cette histoire.

     Gaston IV de Béarn ( ?-1131) : Vicomte de Béarn et suzerain d’Enguerrand de Bardinae. C’est aussi son ami et protecteur. C’est un homme sage, mais aussi un grand guerrier qui a participé à la prise de Jérusalem (1099)- notamment en étant l’instigateur de la réalisation de machines de siège-  et à de nombreuses victoires en terre espagnole (Reconquista). Après sa mort, sa vie héroïque et sa fin tragique-il fut assassiné sous sa tente par des Maures et sa tête fut emportée à Grenade et présentée sur une pique, ce qui redonna force et courage à ses ennemis- il inspira les auteurs de la chanson de gestes de Roland…

     Guy de Lons : ( ?-1141) : Evêque de Lescar. Homme de culture et de tolérance, il sait se montrer aussi un guerrier dans l’œuvre de Reconquista auprès de son ami Gaston IV de Béarn dont il est le principal conseiller. Comme son ami, il interdit les massacres de populations civiles. C’est lui qui engagea les premiers travaux de la cathédrale de Lescar, la plus grande du pays de Béarn de l’époque. C’est aussi un ami d’Enguerrand de Bardinae.

     Les Cagots : Communauté d’hommes et de femmes rejetée par le reste de la population pour d’obscures raisons. On les disait descendants de lépreux, mais aucune trace de cette maladie n’était apparente sur eux. De plus, la lèpre n’est pas héréditaire. On les disait descendants des derniers Maures défaits par les Francs et qui seraient demeurés dans le Sud-Ouest. Ou fils et filles des anciens maîtres Wisigoths des terres espagnoles et adeptes de l’arianisme. Beaucoup d’hypothèses…


     La Vallée d’Ossau : Lieu où a disparu le père d’Enguerrand de Bardinae et où vive une communauté de Cagots. La Relique Sacrée s’y trouve-t-elle ?

     Castet : Fort dont prendra le commandement Enguerrand de Bardinae. Il a été créé par Gaston IV de Béarn pour asseoir son autorité en vallée d’Ossau.

     Morlaàs : Ancienne capitale du Béarn et capitale de Gaston IV de Béarn. C’est ce souverain qui lui donna un véritable essor. De son château la Hourquie, il ne reste rien.

     Oloron : Passage obligé pour les combattants de la Reconquista, véritable verrou de la vallée d’Aspe.

     Hospice de Sainte Christine : Un des principaux points de passage et de repos des pèlerins en partance pour Saint Jacques de Compostelle. Il se situait sur le versant aragonais. C’est dans cet endroit qu’un épisode essentiel de notre histoire se situe…
      Alamût : forteresse des « Assassins » où réside leur maître Hassan ibn al Sabbah, le « Vieux de la Montagne ». Elle se situe dans les montagnes de l’Elbrouz dans le Daylman (Iran actuelle). C’est en cet endroit que se rendra Ahmed… Réputée imprenable, elle succomba pourtant sans combattre aux armées mongoles en  1256.

     Jérusalem : Cité conquise par les armées des Croisés en 1099. Elle deviendra par la suite le siège du Royaume Latin d’Orient et aussi celui des Templiers qui s’installèrent dans les soubassements de l’ancien temple d’Hérode. Enguerrand de Bardinae participera au sac de la ville avec les armées franques. Ahmed y vivait alors…

     Alexandrie : cité d’Egypte qui connut au Moyen Age une renaissance culturelle, scientifique et religieuse. Ahmed y étudia de nombreuses disciplines comme la philosophie, les mathématiques et la médecine…C’est aussi dans cette cité qu’Azim commença à faire parler de lui…

    A suivre: Le Livre II: La Chambre d’Og

     

    http://nonnobisdominenonnobissednominituodagloriam.unblog.fr/2012/03/10/la-relique-sacree-livre-i-le-parchemin-des-cagots-de-philippe-pourxet-aux-editions-assyelle/


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    Chrétien de Troyes

    Poète français du Moyen Age. Son nom demeure lié au cycle des grands romans arthuriens.

    Biographie

     

    "Le plus célèbre poète français du XIIe siècle. Ce que nous connaissons de sa vie est fort peu de chose. On a quelque raison de supposer qu’il exerçait la profession de héraut d’armes. Il fut le protégé de Marie, la fille du roi Louis VII et l’Aliénor de Poitiers, mariée en 1164 au comte Henri Ier de Champagne. Le Perceval, que la mort du poète laissa inachevé, est dédié à Philippe d’Alsace, comte de Flandres et de Vermandois, qui périt à la croisade en 1191. Chrétien écrivait le dialecte de Troyes, peu différent de la langue de Paris, qui ne s’imposait pas encore à la province. Il débuta probablement par l’imitation de l’antiquité, qui inspirait vers le même temps leroman de Troie de Benoît de Sainte-More, le roman de Thèbes et l’Eneas. Une parenté d’esprit naturelle le fit s’attacher avec prédilection à Ovide : il traduisit, sans doute le premier au moyen âge, L’Art d’aimer et emprunta aux Métamorphoses l’épisode de Progné, Térée et Philomèle. La version de cette muance a été intercalée, avec d’autres ouvrages anciens d’auteurs inconnus, dans L’Ovide moralisé, paraphrase desMétamorphoses versifiée au XIIIe siècle par Chrétien Legouais de Sainte-More. LaPhilomena de Chrétien de Troyes a échappé ainsi à la destruction, tandis que L’Art d’aimer et le Mors de l’épaule, qui semble être l’histoire de Pélops, n’ont pas été retrouvés jusqu’à présent. On regrette davantage le poème perdu sur les amours de Tristan et d’Iseut, qui a peut-être été la source du grand roman en prose, dont la vogue a duré jusqu’à la Renaissance. Bien que les poésies lyriques attribuées à Chrétien par divers manuscrits ne soient ni d’une authenticité ni d’une date certaines, on croit pouvoir reconnaître en lui, sinon le premier, au moins l’un des premiers qui aient imité au nord de la Loire la poésie provençale. Le reste de l’œuvre du trouvère champenois paraît nous être bien conservé. La suite chronologique de ses grandsromans, tous consacrés à des héros du cycle de la Table Ronde, est assurée par divers témoignages, et rien n’y fait soupçonner de lacune.



    L’Historia regum Britanniae de Gaufrei de Monmouth était encore dans sa nouveauté et répandait parmi les savants et les lettrés le nom et la gloire du grand roi Arthur de Bretagne. Depuis longtemps, des musiciens et des conteurs en prose colportaient dans les cours anglaises et françaises des légendes celtiques, principalement galloises. Leurs thèmes préférés avaient séduit des poètes anglo-normands, comme ce Béroul dont nous possédons un fragment considérable sur Tristan. La vive et merveilleuse fantaisie qui animait ces histoires bretonnes, l’esprit d’aventure qui y régnait, le rôle qu’y jouaient la femme et l’amour, tout cela était bien fait pour charmer la société contemporaine de Chrétien de Troyes, cette société déjà raffinée, galante, éprise de fêtes et de bel esprit, si éloignée des mœurs rudes et sévères que nous retracent les chansons de geste. On s’accorde aujourd’hui à revendiquer pour notre poète l’honneur d’avoir créé le roman breton, en introduisant dans la littérature française du continent Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Du moins, c’est lui qui a eu la gloire de fixer les traits les plus caractéristiques sous lesquels ce monde enchanté a persisté dans l’imagination de la postérité. Les successeurs de Chrétien imitent son style, ses procédés de composition, lui empruntent des noms propres, des lieux communs, des situations, des aventures, des caractères. Aux yeux des Français d’Angleterre, Arthur et ses chevaliers apparaissaient déjà comme des modèles de la courtoisie et de toutes les vertus chevaleresques. Grâce à Chrétien de Troyes, cet idéal raffiné de l’homme de bonne compagnie et une conception nouvelle des rapports des deux sexes trouvèrent leur meilleure expression dans les romans de la Table Ronde, comme cinq siècles plus tard la mélancolie rêveuse de nos arrières-grand-pères s’empara d’Ossian et des héros populaires écossais.

     



    À la brutalité de certaines scènes, au plaisir que le poète éprouve à décrire de grands coups d’épée, on reconnaît encore dans Erec l’influence des chansons de geste. Bien qu’il y ait du charme dans la peinture du dévouement conjugal d’Enide, ce roman n’est guère qu’une suite de descriptions brillantes et d’aventures guerrières, faiblement liées entre elles. Dans Cligés, les longs monologues des amants trahissent curieusement le goût du jour pour les subtilités de l’analyse psychologique, appliquée aux émotions tout artificielles d’un amour de tête, spirituel, raisonneur et froid. Le fond du récit est une légende orientale, dont l’héroïne habituelle est la femme de Salomon, enlevée à son mari par un amant, grâce à un narcotique qui la fait passer pour morte, comme Juliette dans le drame de Shakespeare. C’est vraisemblablement par un intermédiaire byzantin que ce conte est parvenu jusqu’à Chrétien, et l’action principale de Cligés se déroule à Constantinople. Mais l’écrivain qui avait mis le roman breton à la mode s’est plu à conduire ses héros grecs à la cour d’Arthur et à leur faire jouer un rôle marquant parmi les chevaliers de la Table Ronde. Les poètes du moyen âge aiment à relater les aventures successives de plusieurs générations : Chrétien raconte longuement les amours d’Alexandre, père de Cligés, et son mariage avec Soredamors, sœur de Gauvain, avant de passer à son véritable sujet, l’histoire de Cligés et de Fénice. Ce personnage de Fénice est traité avec beaucoup de délicatesse; il semble que l’auteur se soit appliqué à dissimuler, à effacer, à force d’habileté, ce qu’avait de scabreux la donnée de l’adultère entre un neveu et la femme de son oncle. Le mari, nommé Alis, a usurpé la couronne impériale qui appartient légitimement à Cligés. Fénice, qui a aimé le jeune homme avant son mariage, répugne à appartenir, comme Iseut, à deux hommes à la fois. Aidée par les sortilèges de sa fidèle Thessala, elle veut n’être la femme d’Alis que dans l’opinion de celui-ci et du monde. Elle ne consent à se donner à Cligès qu’après la mort feinte et l’enlèvement. Sans doute, Chrétien a cherché à varier par les sentiments, à renouveler par les caractères une situation que les lecteurs se souvenaient d’avoir rencontrée dans son Tristan.



    Entre 1164 et 1175, il écrivait le Conte de la Charrette; mais il ne l’acheva pas, nous ne savons pour quelle raison. Un millier de vers environ ont pour auteur le clerc Godefroy de Lagny. La narration est, peut-être à dessein, embarrassée et obscure. Chrétien nous apprend que sa dame de Champagne lui avait fourni la matière et le sens de cet ouvrage. Un vieux conte gallois d’origine mythologique disait l’enlèvement de la reine Guenièvre, femme d’Arthur, par le roi du pays dont nul ne revient et sa délivrance par un héros, qui franchissait un pont mince et tranchant comme le fil d’une épée. C’est probablement parmi les Français d’Angleterre que l’aventure fut attribuée à Lancelot, personnage tout à fait inconnu de la tradition celtique. On racontait qu’en poursuivant le ravisseur il avait perdu son cheval et avait été obligé de monter sur une charrette : par suite de ce qu’il y avait là de peu noble pour un chevalier, il résultait pour lui de cet accident quelque déshonneur et le surnom du Chevalier de la Charrette. Telles sont les grandes lignes du récit qu’a recueilli Chrétien et dont il a tiré une des œuvres capitales de la littérature du moyen âge, en transformant la relation de fidèle vassalité, qui unissait Lancelot à la femme de son suzerain, en un commerce amoureux.



    Les fameuses cours d’amour n’ont jamais existé que dans l’imagination de quelques modernes. Mais on parlait beaucoup d’amours à ces cours brillantes d’Henri Ier et d’Henri II d’Angleterre, où s’éveillait le goût de la vie mondaine et des plaisirs de l’esprit. On aimait à raffiner sur les sentiments, à discuter de délicats problèmes d’étiquette galante et de casuistique amoureuse, dans l’entourage de ces intelligentes et spirituelles princesses qui gouvernèrent des États et encouragèrent les poètes, comme la reine Aliénor et sa fille Marie, Ermenjart de Narbonne, Marguerite de Flandres, sœur de Philippe d’Alsace, Aéliz de Champagne, reine de France en 1160. Sous l’empire de la tendance logicienne et généralisatrice si puissante au moyen âge, et par l’influence d’Ovide, l’un des plus goûtés d’entre les poètes anciens, au contact des mœurs et de la poésie du Midi, un nouvel idéal sentimental naissait dans ces compagnies distinguées, qui font songer, en plein XIIe siècle, à l’hôtel de Rambouillet. L’amour courtois, l’amour chevaleresque apparaît pour la première fois en littérature dans le Conte de la Charrette. M. G. Paris en a exposé la théorie d’après ce roman, éclairé par des documents postérieurs. Guenièvre et Lancelot sont les types accomplis de la dame et de l’ami; leur amour, furtif, illégitime, adultère, à la fois exalté et mystique sans cesser d’être sensuel, « fondé sur la pleine possession, mais ne laissant aux sens qu’une part secondaire », cet amour quintessencié, si rare, si peu humain, est celui que rêvèrent les âmes sensibles au temps de Louis VII et de Philippe-Auguste. La femme, placée par l’amour qu’elle inspire et le péril qu’elle court en s’y livrant sur une sorte de piédestal surnaturel, encourage l’homme à s’élever plus près d’elle et ne craint pas de le soumettre à de dures épreuves pour le faire plus valoir et le rendre plus parfait. Par suite, l’amour est conçu comme un art, une science, une vertu, dont l’exercice est « étroitement lié à la pratique et à l’accroissement des vertus sociales ». Ces idées, dont il ne serait pas difficile de retrouver la trace au fond de nos cœurs d’hommes du XIXe siècle, eurent un immense retentissement : le roman en prose deLancelot, dont le poème de Chrétien, dérimé, a fourni en quelque sorte le noyau, les répandit dans toute l’Europe. Le récit de Françoise de Rimini nous offre comme un lointain écho du prodigieux succès qu’obtint le Conte de la Charrette et atteste que lesens n’en fut point perdu pour les contemporains ni pour la postérité.



    Ivain ou le Chevalier au Lion, composé vers 1175, est peut-être, malgré quelques longueurs, le chef-d’œuvre de Chrétien de Troyes et le meilleur type du roman arthurien. Il y a de belles parties dans le Conte du Graal ou le Perceval, que divers poètes eurent l’ambition de continuer et d’achever. L’étude spéciale des dix mille vers écrits par Chrétien est inséparable d’une étude d’ensemble sur l’immense littérature du Saint-Graal, qui en est dérivée presque tout entière. Certains critiques attribuent à notre romancier le poème de Guillaume d’Angleterre, dont l’auteur se nomme aussiCresthien. Pourtant le Guillaume ne ressemble en rien aux ouvrages authentiques du trouvère champenois : c’est à la fois une vie de saint et l’un de ces romans d’aventures qui ne se dénouent que par une série de reconnaissances et de hasards miraculeux. Au lieu de brillantes descriptions de costumes, d’habitations, de fêtes et de tournois, on y trouve de vives peintures de la vie des petites gens, misérables sans feu ni lieu, pirates, marchands, bourgeois. Le style n’a pas l’élégance et la grâce habituelles chez Chrétien de Troyes, mais frappe par l’énergie, la fermeté, l’élévation.

     



    Toutes les qualités du Français de race, la clarté, la vivacité, l’esprit, sont celles du poète favori de Marie de Champagne. Nous sommes encore aujourd’hui charmés par son art délicat, son style facile et limpide, la fraîcheur et l’éclat de sa diction. Le « beau français » de Chrétien, si admiré au moyen âge, est une langue excellente, savoureuse, pittoresque, vraiment classique. À la vérité, l’enchaînement des phrases est mou, lâche; la composition est souvent incohérente, obscure, surchargée d’épisodes inutiles; mais ce sont là des défauts communs à presque tous les poètes antérieurs à la Renaissance. Le nôtre s’entend à merveille à faire courir deux à deux les petits vers de huit syllabes et manie admirablement le dialogue vif et rapide. Ce qui lui manque à nos yeux pour être mieux qu’un très habile écrivain et un très agréable romancier, c’est le rêve, la mélancolie, le don des larmes, les grands horizons poétiques. Superficiel et charmant, il a rarement su peindre la passion vraie et ne provoque jamais d’émotion grandiose ou profonde. L’épouvantable malheur de saPhilomena semble le toucher à peine : son récit, élégant et froid, est dépourvu de tout accent pathétique. Ces lacunes d’un riche et souple talent frappaient sans doute moins que nous les contemporains de Chrétien. Peu de poètes ont exercé une influence si forte et si prolongée. Dans le domaine de l’art, comme dans celui du sentiment, il a joué le rôle glorieux d’un initiateur et d’un révélateur. Sa réputation littéraire ne fut pas moins grande à l’étranger que dans les pays où résonnait la langue d’oui. Ses romans furent imités en allemand, en norvégien, en anglais, peut-être en gallois, et trouvèrent des traducteurs comme Hartmann d’Aue ou Wolfram d’Eschenbach. Depuis que l’érudition contemporaine a remis son nom en honneur, Chrétien de Troyes a grandi sans cesse dans l’opinion de ceux qui connaissent assez bien notre ancienne langue et notre ancienne littérature pour le juger avec quelque compétence."

     



    Ernest Muret, article «Chrétien de Troyes» de La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpression non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, H. Lamirault, [191-?]. Tome onzième (Chien-Comédie), p. 256-258.

    Oeuvres

    Le chevalier de la charrette: Lancelot. Texte établi, traduit par Alfred Foulet et Karl D. Uitti. Paris, Bordas, «Classiques Garnier», 1989 (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode texte, format html)

    Le Chevalier à la charrette (Lancelot) [ca 1180] CETH - Center for Electronic Texts in the Humanities (Université de Princeton-Rutgers, É.-U.)

    Le Chevalier au Lion (Yvain) [1177-1180]. Transcription réalisée par Pierre Kuntsmann (Laboratoire de français ancien, Faculté des Arts, Université d'Ottawa, Ontario, Canada)

    Le Conte du Graal (Perceval) [entre 1081 et 1091]. Transcription réalisée par Pierre Kuntsmann (Laboratoire de français ancien, Faculté des Arts, Université d'Ottawa, Ontario, Canada)

    Erec et Enide [ca 1170], édition de Foerster [1890], transcription de M. Rousse (Centre d'Études des Textes Médiévaux, Université Rennes 2 Haute Bretagne, France)

    http://agora.qc.ca/dossiers/Chretien_de_Troyes


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    Un astéroïde sous surveillance rapprochée

     

    Un astéroïde fraîchement découvert passera à moins de 25.000 km de la Terre en février 2013: aucun risque de collision, affirment les astronomes. Mais la surveillance s'intensifie.

     

    L'un des télescopes du programme LSSS (La Sagra Sky Survey) qui scanne automatiquement le ciel en quête des géocroiseurs. (Observatorio Astronómico de La Sagra)

    L'un des télescopes du programme LSSS (La Sagra Sky Survey) qui scanne automatiquement le ciel en quête des géocroiseurs. (Observatorio Astronómico de La Sagra)

    Le 15 février 2013, un astéroïde dont le diamètre est estimé à 45 mètres passera à environ 24.000 km de la Terre, d’après les calculs de l’Agence spatiale européenne (ESA) -22.000 km selon la Nasa (NEO/JPL). C’est une distance assez importante pour ne pas menacer notre planète mais suffisamment proche pour inquiéter des satellites. Et justifier une surveillance intense de l’objet.

    Ce géocroiseur a été repéré le 22 février dernier par l’Observatoire de La Sagra, dans le sud de l’Espagne, situé à 1.700 m d’altitude près de la ville de Grenade.

    Lorsqu’il a été détecté sur les images des télescopes de l’observatoire (cf ci-contre le point bleu se déplaçant au milieu), il était déjà loin, à plus de 4,3 millions de km de la Terre, expliquent Jaime Nomen et ses collègues astronomes de La Sagra (voir leur texte en anglais). Cependant l’astéroïde, baptisé 2012-DA14, est passé à 2,6 millions de km le 16 février. Son orbite autour du Soleil est très similaire à celle de la Terre : il s’agit d’une orbite elliptique dont la période est de 366,24 jours.

    Les calculs révèlent que son prochain passage le 15 février 2013 se fera non seulement à l’intérieur de l’orbite Terre-Lune mais même à l’intérieur de l’orbite géostationnaire des satellites commerciaux, situés à près de 35.800 km de la Terre. Il n’y a aucun risque d’impact, expliquent les astronomes européens ou américains.

    L’observation de l’astéroïde lors de ce passage permettra de mieux mesurer l’influence de la Terre et de la Lune sur sa course et de mieux évaluer ses futures approches. La suivante est pour 2020. Interrogé par le site EarthSky.org, l’astronome Donald Yeomans, qui dirige le programme de surveillance des géocroiseurs de la Nasa (NEO/JPL), explique que les risques de collision pour 2020 avec 2012-DA14 sont d’environ un sur 83.000. Un risque qui sera sûrement revu à la baisse dans un an, précise-t-il.

    Heureusement : l’astéroïde a une taille comparable à l’objet qui a détruit la forêt sibérienne dans un rayon de 20 km en juin 1908. Un impact connu comme l’événement de la Toungouska (ou Tunguska).

    La position de 2012-DA14 par rapport à celle de la Terre le 19/09/2040... Date prise au hasard sur les projections de la Nasa pour visualiser les orbites de la Terre et de l'astéroïde. (NEO/JPL)

     

    «Observer 2012DA14 l’année prochaine sera également un très bon test pour préparer le passage de l’astéroïde Apophis en 2029», expliquent par ailleurs les astronomes espagnols. Ce géocroiseur de 270 m de diamètre sera alors à environ 36.000 km de la Terre.

    L’observatoire de La Sagra a rejoint depuis quelques mois le réseau de surveillance des géocroiseurs de l’ESA (Space Situational Awareness). De nouveaux instruments ont été installés en 2011 sur les télescopes automatisés qui scannent le ciel, afin de réduire les temps d’exposition et d’augmenter les chances de repérer de plus petits géocroiseurs. Une stratégie payante !

     

    C.D.
    Sciences & Avenir.fr


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    Les éruptions solaires et nous

     

    Comme nous sommes reliés au Tout, j’ai cherché à connaître les effets de ces “solar flares” sur notre corps et notre psychisme et voici cQu’est exactement une éruption solaire et comment nous affecte-t-elle ?

    Une éruption solaire est un orage magnétique sur le Soleil qui se manifeste comme une tache très brillante et un jaillissement gazeux de surface, comme le montre la photo ci-dessus. Les éruptions solaires libèrent d’énormes quantités de particules d’énergie et des gaz extrêmement chauds. Elles sont éjectées à des milliers de kilomètres de la surface du Soleil.

     
    Selon Mitch Battros, du site « Earth Changes Media » , une des prophéties /prédictions les plus connues des anciens Mayas est le message d’un changement de paradigme pour notre ère. Avec leurs mots à eux, ils nous disent que nous sommes aujourd’hui au temps du « changement et du conflit ». Le changement provient de ‘l’extérieur’, sous la forme de météorologie, de phénomènes naturels, de perturbations célestes (éruptions solaires) et de traumatismes que l’homme s’inflige lui-même.
    Le conflit vient de ‘l’intérieur’ sous la forme de défi personnel, chagrin, confusion, dépression, anxiété et peur. Il est dit que nous sommes ”à la croisée des chemins”. Le moment pour choisir une nouvelle voie, pour décider d’une nouvelle orientation de soi et de sa communauté, pour s’aventurer dans l’inconnu, pour trouver notre véritable identité en tant qu’être humain. D’autres choisiront de rester sur la même route, en contact avec le connu, et s’efforceront de maintenir une «prévisibilité».
     
     
    Une étude récente publiée dans le New Scientist, indique une connexion directe entre tempêtes solaires et effets biologiques chez l’homme. Le conduit qui facilite le passage des particules chargées provenant du Soleil qui perturbent l’être humain est exactement le même que celui qui dirige le temps sur Terre par l’intermédiaire du champ magnétique terrestre, et aussi par l’intermédiaire des champs magnétiques qui entourent l’homme.
    Les récentes tempêtes géomagnétiques sont à l’origine d’évènements de changements terrestres sous forme de tremblements de terre, d’éruptions volcaniques, d’ouragans, de tornades et de tempêtes. 
    L’activité géomagnétique du Soleil influe sur nos pensées 
    L’activité solaire est connue pour influencer la conscience humaine. Les éruptions solaires affectent le système nerveux central, toute l’activité du cerveau (y compris l’équilibre), ainsi que le comportement et toutes les réponses psycho-physiologiques (mentale, émotionnelle et physique). Les éruptions solaires peuvent nous rendre instables, anxieux, inquiets, nerveux, sujet aux vertiges, aux tremblements, irritables, léthargiques, épuisés, affligés de pertes de mémoire, de palpitations, de nausées et de tournis, et le dernier mais pas le moindre, d’avoir une pression crânienne constante et des maux de tête; avez-vous connu l’un de ces symptômes ces derniers temps?
     
     

    Les éruptions solaires et les vagues de photons modifient la structure de notre réalité physique car ils ont un effet puissant sur les cellules du corps, permettant à nos mémoires cellulaires de s’éveiller et de voir clair. Nous vivons souvent ceci quand le corps chauffe sous la forme de “bouffées de chaleur.” Les émotions basiques se logent dans nos cellules sous forme d’énergie à basse fréquence par suite d’expériences et de traumatismes jamais intégrées, pour se stocker en tant que mémoires cellulaires. L’énergie photonique possède une fréquence beaucoup plus élevée qui relève la fréquence émotionnelle. Ainsi, nous nous libérons de ces émotions basiques de tristesse et de chagrin sans savoir pourquoi. Ces périodes durent environ vingt minutes et nous nous demandons d’où proviennent ces sentiments de cafard. Notre modelage interne est connecté à la conscience cellulaire et lorsque ce modelage est amplifié par des énergies photoniques, différents éléments s’échappent de notre conscience et nous commençons à nous souvenir du but de notre âme. Nous sommes amenés à apporter des changements dans notre vie mais nous ne comprenons pas vraiment pourquoi.

    Le fait intéressant à propos de cette énergie, c’est que depuis que sa fréquence s’est élevée, elle nous donne le pouvoir de manifester immédiatement nos pensées, ce qui signifie que tout ce que nous pensons, nous le créons instantanément. Ce n’est jamais arrivé dans notre vie et c’est pourquoi beaucoup de gens écrivent des livres sur le pouvoir d’attraction.

     

     
     
    L’énergie photonique se branche à nos pensées, il est donc important de savoir ce que nous voulons, plutôt que le contraire, sinon nous allons manifester surtout ce que nous ne voulons pas. Si vous êtes dans un processus de changement et de transformation, cette énergie fonctionne bien pour vous. D’un autre côté, si vous êtes coincé dans le passé par une attitude de victime et par de la colère, vous manifesterez davantage de raisons pour rester coincé dans cette persécution jusqu’à être prêt à vous en libérer.
    Note: Les textes anciens, y compris la Bible, nous disent de regarder vers le ciel comme le créateur d’un catalyseur apportant des changements sur Terre. 
    Les effets des récentes éruptions solaires
     
     
     
    Beaucoup de gens se sentent depuis peu agités et mal à l’aise. Les éruptions solaires peuvent briser les vieux schémas inutiles afin que de nouveaux puissent émerger. Cela peut nous rendre hyperactifs et épuisés tout à la fois. Cela peut également causer des ravages avec la technologie comme les ordinateurs.
    Nous commençons à remarquer plusieurs nouveaux symptômes. Le temps et l’espace commencent à vaciller de manière encore plus erratique que par le passé. Nous semblons perdre la notion du temps. Nous perdons nos mots en parlant. Beaucoup d’entre nous dorment mal. . . à nouveau. On se tourne et retourne pendant la nuit et beaucoup de gens font des rêves inhabituels. Notre corps vit des hauts et des bas sur le plan de l’énergie. On entend parler de nausées, de douleurs et de vertiges. Beaucoup de gens éprouvent un sentiment de tristesse accablante. Certains se sentent comme s’ils marchaient sur l’eau. D’autres disent que quand ils ferment les yeux la nuit, tout tourne. Des personnes rapportent des troubles visuels, des problèmes d’oreille interne, des bourdonnements d’oreilles, des problèmes de gorge et de thyroïde, des pieds froids, et même un symptôme bizarre de langue sèche.
    Éprouvez-vous l’une ou l’autre chose ? Il n’y a pas de quoi avoir peur…juste en prendre conscience, se reposer davantage et boire beaucoup d’eau. Et quoi que vous fassiez, gardez à l’esprit que nos systèmes sont en révision, d’une manière qui nous permettra en fin de compte de résonner à une fréquence beaucoup plus élevée. 

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